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mercredi 4 février 2009

Toute la sainte journée...




Je viens de finir Sur la route, de Jack Kerouac...
Il serait temps! me dirait Yibus, vu que je l'ai commencé chez lui il y a un mois.

Mais le truc, c'est que j'ai mes phases de lectures...

C'est à dire que je suis toujours dans deux ou trois bouquins à la fois, chacun correspondant à un moment bien précis de mon temps. L'un est pour meubler mes aller-retours en RER, l'autre, pour faire la transition entre l'activité diurne et le repos nocturne, le soir venu, sur l'oreiller... Et un troisième trouve son créneau horaire le plus souvent le week end, histoire de marquer la coupure correspondant au repos hebdomadaire (bien mérité) du guerrier...

Je termine, donc, Sur la route, disais-je, qui s'inscrit d'emblée dans mon petit Panthéon littéraire. Et pourtant, comment dire... ce n'est jamais que l'histoire de mecs paumés, fauchés et irresponsables qui tuent le temps en faisant la navette à travers les Etats-Unis, ne pouvant s'empêcher de penser, lorsqu'ils sont à New York, que "l'herbe est plus verte à San Francisco ou à Denver", et inversement dès qu'ils y sont arrivés...

En fait, plus que l'histoire en elle-même, c'est avant tout l'ambiance qui émane de cette lecture qui m'a bien plu. Cette atmosphère de départ, de mouvement, de trains de marchandises, de fuite en avant... et de Beat Generation! Par moments, ça m'a fait penser à du Steinbeck aussi, de partager la vie de ces "Américains apatrides", toujours sur le départ, sans réelle attache...

Au fil des pages, et des nouveaux protagonistes du récit, c'étaient pour moi les personnages des photographies de Walker Evans et, bien entendu, de Robert Franck qui s'animaient et prenaient vie, le long de cette route.

Puisque j'évoque Robert Franck, artiste représentatif du mouvement Beat, à l'instar de Kerouac, j'en profite pour te signaler son expo qui dure jusqu'au 22 mars au Jeu de Paume : 2 axes ont été retenus : une sélection de photos faites à Paris, mais surtout, l'intégrale de son travail ayant donné lieu, en 1958, à son livre culte : les Américains.

Je ne l'ai pas encore vue, mais je vais tâcher d'y aller assez vite, histoire de me replonger dans l'ambiance kerouaquienne!

mardi 3 février 2009

Beneath the (four) roses

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Il y a quelques semaines, ayant rendez-vous avec un ami sur l'esplanade du centre Georges Pompidou, j'eus la surprise de le voir arriver (lui d'ordinaire toujours en retard) passablement en avance, pour une fois.

Je l'étais moi-même, en avance, sans quoi je n'aurais pu ni le voir arriver, ni apprécier sa précipitation à venir me retrouver pour aller boire un verre...
Nous décidâmes, d'un commun accord, de mettre à profit ce temps "gratis" pour faire un petit-tour-et-puis-s'en-vont à la librairie du musée avant d'aller joyeusement nous jeter quelques bières, car à ce moment là, les fêtes pointaient le bout de leur nez, et l'ami commençait à chercher des idées de cadeaux...


Et c'est là que je l'ai retrouvé : Gregory Crewdson. Ou plutôt, un de ses livres de photos, Beneath the roses. J'avais découvert cette expo il y a bientôt quatre ans, au White Cube à Londres et étais tombé en arrêt devant ses images.
Suite à l'expo londonienne, j'avais été déçu que ma petite caboche ne retienne pas le nom de cet artiste, en raison des nombreuses autres expos enchaînées au pas de course en seulement deux jours... Alors ces retrouvailles inattendues à Beaubourg furent pour moi un moment enthousiasmant.


Je ne sais pas si tu te souviens de la série télé des années 60 La quatrième dimension, rediffusée dans l'émission La Une est à vous, le samedi après-midi, dans les années 80. Mais ça m'y a instantanément fait penser.






Les "tableaux", de format respectable, étaient tous empreints d'une atmosphère très particulière où l'on sentait le drame sous-jacent, le malaise, le non-dit, l'absence, le secret morbide et incestueux... En effet, la solitude, la nudité, la déchéance et la décrépitude sont des thèmes récurrents dans les photos de Crewdson. Certains éléments graphiques le sont aussi, tels les miroirs, dont la réflexion met en exergue les âmes tourmentées des personnages, ou encore les feux tricolores, photographiés à l'orange (il n'y a effectivement pas de meilleur moment que cette fugacité pour imortaliser un objet aussi quelconque et lui donner toute sa dimension scénique).







J'ai utilisé "tableaux" pour parler des photos, car c'est vraiment l'impression qu'elles donnaient, tant les images présentées étaient surnaturelles, à des kilomètres de la photographie "habituelle" ( je n'aime pas ce mot qui ne veut rien dire, mais j'ai pas trouvé mieux).



En fait, j'ai découvert après cette expo que Crewdson, plus qu'un photographe, était avant tout un metteur en scène. Ses images ne sont pas issues de l'observation, suivie de la captation, mais découlent bien d'une construction et d'une mise en scène, à l'image d'un tournage de film! Les décors sont entièrement recrées en studio, et la lumière, si particulière, n'est autre que le fruit du travail d'un directeur de la photo, sans doute très bon! La prise de vue n'est en fin de compte que l'ultime étape d'un processus long et complexe, permettant d'immortaliser un travail de mise en scène poussé à l'extrême. Tout ça pour insister sur certaines facettes de la vie dans certaines régions des Etats-Unis et, notamment, mettre en lumière une certaine face cachée du rêve américain, sorte de revers de médaille... Comme une cohorte de fantômes avec laquelle il faudrait accepter de vivre...



Quoi qu'il en soit, le résultat est percutant! Gênantes, glauques, intrigantes, les photos de Crewdson peuvent recevoir bien des qualificatifs, mais ne laissent en tous cas personne indifférent.

Si tu as l'occasion de le feuilleter en librairie, le bouquin s'appelle Sous la surface des roses, ou Beneath the roses... Jettes-y un oeil, ça vaut le détour!

Pour finir en musique, en restant dans la couleur de ce billet, je t'offre Patti Smith reprenant Smells like Teen spirit, de Nirvana:








Et pour l'anecdote, le Teen spirit, c'était un parfum très en vogue chez les teen-ageuses américaines à une époque... Parfum que portait alors la copine de Kurt Cobain (peut-être était-ce un teen-ageuse!) et qui inspira donc cette chanson!



Merci qui?

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mardi 20 janvier 2009

DiDay

En vitrine, dans une rue d'Annapolis, Maryland.

Un concert pour l'investiture d'Obama avec U2, Bruce Springsteen, Pete Seeger, Stevie Wonder...
Voilà un président qui sait s'entourer d'artistes! Ca a quand même autrement plus de gueule que des Didier Barbelivien et autre Christian Clavier...

mercredi 14 janvier 2009

Las! Il faut tourner la page!

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Eh oui, comme toutes les bonnes moquettes ont une fin... voici venu le moment du dernier billet relatif à Las Vegas! D'autant que je suis de retour en France, alors il est temps de clore le dossier.

Las Vegas, c'est pas la vraie vie, quand même, faut pas l'oublier. Et il est certain que je n'aimerais pas devoir y habiter toute l'année. Ca doit rendre dingue, à la longue.

Au revoir, donc, jolies moquettes et milliers d'ampoules qui clignottent et étincellent, éléctrisant la nuit qui tombe encore tôt, en cette saison, refermons le plateau de jeu!


Finies, égalenment, les leçons d'éco-citoyenneté dans les chambres d'hôtels, visant à économiser l'eau des lessives (Vagas est en effet au milieu du désert), tandis que chaque hôtel a aménagé sur son parvis au moins un bassin avec des cascades, des bateaux, un gran canal....


Au revoir les extra-large véhicules vantant les shows de travestis, d'imitateurs, de comiques, de danseuses nues, de chanteuses (Cher et Céline Dion au Caesars Palace) ou encore les comédies musicales aux noms assez surprenants, et pour le moins intrigants (ici : Menopause!) :


En tous cas, je remercie le ciel d'être tombé à l'hôtel Riviera durant ce séjour (initialement, je devais aller dans un Best Western quelconque...), car cet hôtel m'offre l'occasion rare de trouver, dans un même hall, trois motifs de moquettes collectors qui cohabitent à seulement quelques mètres les un des autres... (pour ceux qui vivent aux USA depuis trop longtemps et ne se rappellent plus, 1m = 3 pieds, environ...)

Quant à celle qui agrémente la grande salle du casino, elle est pas piquée des gaufrettes non plus :

C'est-y pas une fin en apothéose ça?? Franchement?

Bon, mais c'est pas tout ça, la vie continue, et il faut laisser Vegas derrière, pour le moment. C'est dommage, il y avait encore tant à en dire... Allez, goodbye, (...) wonderland! Et pour illustrer le propos, voici Jewel. Attention! Si tu trouves qu'elle chante bien et qu'elle est jolie, ben... c'est normal! ;-)


Jewel - Goodbye Alice in Wonderland
envoyé par Transsmusic

Moquette un jour, moquette toujours!


L'Amérique est certainement le pays des superlatifs, mais également celui des grands écarts. Parce que Vegas, ses casinos, ses palaces... c'est bien beau (façon de parler!), mais c'est pas donné donné! Le but avoué est quand même de faire du fric, ne l'oublions pas!


Et bien entendu, c'est pas avec les chambres d'hôtel que les patrons font du fric, mais avec les casinos. Tout est donc fait pour qu'on ne reste pas dans sa chambre, mais qu'on descende "s'amuser" au casino.


Alors qu'aux Etats-Unis, dans un grand nombre d'endroits en général, et d'hôtels en particulier, l'accès Wi-Fi à internet est gratuit, et bien à Vegas, c'est payant. "Faut pas rester bloguer dans ta chambre monsieur! Faut aller au casino!" De même que les quelques chaînes de télé disponibles sont assez nazes, histoire de pas t'inciter à rester mariner devant la télé. A noter cependant : "Weather Channel", la chaîne météo, qui diffuse H24 et sur laquelle j'ai pu voir un documentaire sur l'influence de la météo dans la mission de bombardement atomique sur Nagasaki, en août 1945...

Et pour faire fonctionner tous ces hôtels, ces casinos, et ces endroits où l'Amérique s'amuse, l'économie locale emploie énormément de gens. Bien entendu, dans une logique de rentabilité, ces emplois sont souvent payés à coups de lance-pierres. Y'a pas de secret! Pour t'en mettre plus dans les fouilles, donnes-en moins à tes salariés!


Ainsi, sans surprises, tous les employés de chambres des hôtels sont latinos (et même plutôt latinas). Les croupiers, eux, ont l'air plus américain, mais je ne sais pas s'ils gagnent des mille et des cents, à défaut d'en brasser toute la journée (sous forme de jetons)...


Pourtant, tout ce gentil petit monde est bien obligé de se loger. De même que l'ouvrier américain qui économise toute l'année pour aller claquer ses économies au casino, mais qui n'a pas les moyens de dormir à l'hôtel dudit casino.

Pour offrir une solution locative à ces bonnes gens, à Las Vegas on trouve donc aussi des tas de motels, certains plus ou moins miteux, qui cohabitent avec les palaces... Alors, pas sur le Strip, bien entendu (quoique! on en trouve quand même) mais dans les rues adjacentes, ils sont là, y'en a plein!



Sinon, vu qu'il va être temps pour moi de refermer la parenthèse Vegas, je te propose sans tarder d'en arriver au sujet qui nous intéresse !

Je voulais quand même te démontrer que les jolies moquettes ne sont pas l'apanage exclusif des hôtels un peu vieillots...



Le complexe hôtel-casino Wynn / Encore est un des plus récents. En effet, la tour "Encore" était encore en construction lors de mon dernier (et premier!) passage en janvier 2008.

Ces jours-ci, une escouade de pépiniériste et de grutiers effectuait les derniers aménagements, en plantant des arbres adultes, amenés in situ en pot, à dos de camion! Véridique! Et impressionnant! Le matin, un bel alignement d'arbres en pot agrémentait un terrain vague de l'autre côté du Strip. Le soir, tous ces arbres avaient traversé la route et trouvé un espace où faire leur trou, donnant ainsi l'illusion que l'hôtel tout moderne et brillant dans le soleil avait poussé tel un champignon, au milieu d'une végétation déjà bien implantée...

Or, donc, dans ce casino tout neuf, nous avons, des machines à sous, bien sûr :



Mais aussi, bien entendu, des serveuses, dans l'uniforme officiel de Vegas (et celui en vigueur dans ce casino n'est franchement pas le pire, loin de là!)


Et, comme tu as pu le deviner sur la photo précédente, avant même d'en arriver à la moquette, il y a aussi des lustres... ils sont énormes!



Ah, et souris, tu es filmé! Ben oui, t'as pas remarqué le petit dôme noir dans le coin haut gauche de la photo ci-dessus?? Y'en a partout! Casino oblige! Il faut pouvoir repérer les tricheurs, ou tout simplement les mecs qui ont trop de chance, pour leur demander (ordonner) de bien vouloir se tailler...

Allez, après le plafond, un petit cou d'oeil vers le sol....


Enfin! Je trouve sur Youtube des clips de Josh Ritter dignes d'être diffusés! Précédemment, on ne trouvait que des vidéos enregistrées à l'arrache pendant les concerts : son et vidéo horribles, sans intérêt. Mais là, ça va, alors j'en profite : Me and Jiggs :


mardi 13 janvier 2009

Plussoiements...


Une pub pour une banque lyonnaise nous en met régulièrement plein la tête avec ses "plus plus" radiodiffusés sur l'air de la chanson de Polnareff Tout tout pour ma chérie....

A croire qu'aux Etats-Unis en général, et à Vegas en particulier, ils l'ont trop écoutée....

L'art de la surenchère en quelques images.... so american!




Et encore ne t'en mets-je que quelques unes, parce qu'autrement, un blog entier n'y suffirait pas!

Ah, et dans les allées du salon, j'ai même croisé le "world's most depressed M&M"

Peut être avait-il des actions chez EDF...

Et pour conclure ce billet super latif, je n'ai pas trouvé plus adapté que le titre bien connu des Daft Punk....


Découvrez Daft Punk!

En passant...


Dans la (longue) série des ex de Carla Bruni, je demande Donald Trump, avec un T comme Tape-à-l'oeil!

Bien que légèrement à l'écart du Strip déjà cité auparavant, la tour Trump de Las Vegas est loin de passer inaperçue.

Pas de forme tarabiscotée ni de fantaisie dans la thématique, comme ce peut être le cas pour plusieurs autres casinos, la tour Trump est un monolithe vertical, tout doré, brillant dans le soleil du Nevada et s'élevant bien droit vers le ciel.

Seul le renflement architectural, à la base du "complexe", renforce encore un tantinet le symbole phallique...

En voyant ce bâtiment, je ne peux m'empêcher de penser à son futur ex, à la Carla... C'est qu'il n'est pas le dernier, lui non plus, à faire le kéké avec ses gadgets ostentatoires de richard et sa poule de luxe...

Mais ce qui me fait rire, surtout, c'est qu'une fois ladite poule envolée (comment ça les poules ne volent pas?), le mandat présidentiel arrivé à terme (j'ai failli apposer "dans trois ans et demi", mais je ne vais pas m'y risquer, on a vu d'autres tristes sires se faire réélire!) et qu'il sera contraint de quitter le palais de l'Elysée, il lui restera quoi au nabot qui fait le fier à bras? Sa Rolex, son yacht de Bolloré (ah, ben non! ça compte pas!) et ses yeux pour pleurer...

Ah, non, il aura quand même eu le "privilège" d'avoir été le premier à lui passer la bague au doigt, à la Carla. Mais il lui reste encore pas mal de chemin, avant d'être un multimilliardaire qui agrémente le paysage national de tours arborant haut et fort son patronyme pas trop fun, et déjà bien trop partout.... (si Dieu existe, qu'il nous en préserve! par pitié!)

Finissons quand même en musique, avec une philosophie que les zozos suscités ne doivent pas trop connaître :
"Roots", par Show of Hands.


Découvrez Show Of Hands!

samedi 10 janvier 2009

O sole mio!

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J'évoquais dernièrement la propreté généralisée des villes et des usoirs, ici aux Etats-Unis...

Un pays qui est beaucoup moins à cheval sur la propreté, surtout depuis plusieurs mois du côté de Naples, c'est bien l'Italie. Pourquoi je t'en parle? Tout simplement parce que l'hôtel du jour s'appelle le "Venetian".

Alors il faut savoir que, comme les Américains sont les meilleurs, les plus grands et les plus forts, ils n'éprouvent pas tous le besoin d'aller voir ce qui se passe à l'étranger, même là où c'est pourtant digne d'être vu...

Pour compenser, ils refont, chez eux, ce qu'ils ont aimé à l'extérieur... Notamment les monuments à l'image du pont du Rialto...

Mais comme on est quand même en Amérique, qui est un vaste territoire où il est bien trop fatigant de marcher, sur le pont du Rialto, on installe des tapis roulants, c'est quand même plus confortable!

Grâce à ces contrefaçons made in the USA, un grand nombre d'Américains qui n'en n'auraient jamais l'occasion autrement peuvent donc voir, de leurs propres yeux, certains des plus beaux monuments du monde.... En carton pâte, certes, mais sans avoir à payer d'onéreux voyages, à subir des décalages horaires, et tant d'autres désagréments...



Mieux, pourquoi ne pas concevoir un endroit où l'on pourrait voir, en l'espace d'une même journée et de quelques minutes de marche, la Tour Eiffel et les marbres de Rome, l'Empire State Building et le Sphinx, le Louvre et le palais des Doges...

Tu te demandes toujours à quoi peut bien ressembler Vegas?



Alors, bien entendu, la réplique du Gran Canal devant l'hôtel, c'est rigolo, mais ça ne fait pas tout! Eh non, car la thématique de l'hôtel doit être reprise à l'intérieur également! Ah ça, on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas le souci du détail, aux Etats-Unis!



Petit problème cependant, les plafonds, c'est bien beau, mais les couloirs aussi doivent reprendre la thématique...



Or, tu le sais bien, à Venise... comment dire... la majorité des rues est constituée de canaux...

-Où est le problème? On fait des canaux dans les couloirs de l'hôtel!


- C'est à dire qu'au rez-de-chaussée, il y a le casino... l'hôtel en lui même, on a prévu de l'installer à partir du 1er étage...


- Ah, oui, tiens! En effet, c'est intéressant!

Donc, après de nombreux brainstormings entre ingénieurs et moults problèmes de fuites à colmater, tant bien que mal, ils ont réussi, ces bougres, à équiper les couloirs du premier étage de canaux où glissent à présent les gondoles, dans la mélopée caractéristiques de leur gondolier...

Faut pas chercher, après ça, pourquoi les Américains sont si sujets au syndrome de Florence!




C'est deux Américains, des amis d'enfance, qui se retrouvent par hasard après s'être perdus de vue pendant une quinzaine d'années :

- et tu fais quoi dans la vie?

- ben, je suis magasinier à Wall Mart, et toi?

-gondolier professionnel.....



Allez, tu l'as bien mérité, ton morceau de moquette vénitienne! Mais attention, va pas toute la fumer d'un coup!














vendredi 9 janvier 2009

Kitsch net

Me revoilà plus ou moins en direct de Las Vegas où je blogue depuis la salle de presse du CES. Eh non, rien ne m'arrête!

Contrairement à ce que le titre du billet peut laisser penser, Las Vegas, ce n'est pas kitsch du tout, en fait! Non non! Car le kitsch n'existe pas ici! Il n'existe plus. Le mauvais goût semble trop ancré dans la société et la manière d'en faire toujours des tonnes est ici culturelle. Le kitsch est donc la norme, et puisqu'il est la norme, il ne mérite plus qu'on s'y arrête.

En revanche, le côté "net" est impressionnant! Pas un papier ne traîne par terre, puisque un agent de propreté se trouve toujours présent dans les environs, avec une petite pelle et un balai, pour ramasser le moindre détritus. Et en plus, ça crée de "l'emploi"! Que demande le peuple? Même les trottoirs sont nickels, on n'y trouve absolument aucun vieux chewing gum écrasé... il y a un côté asseptisé étonnant.

Mais je discute et je m'égare! Continuons donc notre revue du "bon goût" et du raffinement a travers le petit tour d'horizon des hôtels entrepris dernièrement.
Initialement, les hôtels-casinos de Vegas avaient tous plus ou moins une thématique particulière.

Ainsi, on y trouve, entre autres, le Caesars Palace, illustrant la Rome antique :


Le Paris, qui reconstitue les principaux monuments de la french capitale (avec une Eiffel tower à l'échelle 1/2 quand même!) :




Ou encore, le Treasure Island (l'île au trésor) où l'on va s'attarder un peu, si tu le veux bien :






Deux fameux trois mâts ornent la devanture de l'établissement, ainsi qu'une tête de mort qui n'est pas sans rappeler l'histoire de Peter Pan, et bien entendu la sinistre île du Captain Crochet.





Mais, assez de trépignements, "venons-en au fait", t'entends-je t'exclamer, lecteur impatient que tu es! Et comme je te comprends, car c'est du lourd! Une fois à l'intérieur, la moquette récompense le détour : ils n'avaient pas menti, l'endroit est bien une île au trésor!


mercredi 7 janvier 2009

Las Vegas (pas Reno!)


Et oui, m'y voilà! Après une traversée laborieuse des Etats-Unis d'Amérique depuis Baltimore jusqu'à Las Vegas
via Salt Lake City, avec neige, retards, stress, sprint entre terminaux, je retrouve enfin "la ville qui ne dort jamais", un an après mon premier passage ici. Je n'irai pas jusqu'à dire que cette fois, je n'ai pas été épaté, mais avec l'effet de surprise en moins, la démesure (dans le luxe comme dans le kitsch et dans la grandeur des hôtels) frappe beaucoup moins. Encore une fois et je serai un vieux blasé!

Je n'en n'ai pas encore fait le tour, mais la ville (du moins, le Strip) a l'air d'avoir quelque peu changé. Certains hôtels en construction l'an dernier on été achevés (ou presque) et son ouverts, d'autres ont laissé place à de gigantesques trous en phase de terrassement pour accueillir de nouveaux établissements de débauche et de perdition, et enfin, de nouveaux sont encore en construction.

Il faut dire qu'ici, à l'instar des ampoules de toutes les couleurs, des affiches lumineuses, des tours d'hôtels et des palmiers, les grues font tout autant partie du paysage, Vegas étant en perpétuelle mutation. Et quand on dit que la ville ne dort jamais, ce n'est pas faux : même les chantiers continuent de nuit! Ca construit 24h/24 par ici!
De plus, chaque hôtel voulant se targuer d'être le plus grand du monde, c'est un petit peu la course a l'échalotte : quand un nouvel hôtel est construit, il explose les scores avec ses milliers de chambres et sa surface de casino. Alors les autres établissement, ner voulant pas rester à la traîne, consacrent une partie de leur bénéfices à leur agrandissement. C'est comme ça tout le temps. Pour dire, même le Ceasars Palace, qui a déjà pas mal d'années et est devenu "mythique", est en cours d'extension pour accueillir davantage de chambres.


Ici, je m'apprête donc à assister au CES, une sorte de "Geekland", puisqu'il s'agit de la "grand messe" des nouveautés, technologies et constructeurs de tout ce qui touche à l'électronique grand public.... Des innovations de l'internet aux dernières techno d'aspirateurs ou de robots domestiques, tout y est, sur des milliers de m² qui font mal au pied...
Le salon ouvre demain, mais déjà, le "Convention Center" vibre d'une frénésie toute américaine.




En attendant, j'ai retrouvé les hôtels-casinos, avec leur démesure (dont je te parlais tantôt) elle aussi, très américaine. Car plus encore que les autres coins des Etats-Unis (du moins ceux que j'ai pratiqués) Las Vegas est la ville des superlatifs. C'est fatigant, à force, tous ces "largest machins in the world", tous ces "best trucs in the USA", tous ces "fastest choses ever".....


Sinon, dans les hôtels casinos, il règne une ambiance assez indéfinissable : si les machines à sous à perte de vue clignotent, bippent et déversent leurs lumières et sonorités életroniques dans les halls gigantesques, l'atmosphère lumineuse en reste pourtant assez feutrée, du fait de lourdes moquettes et tentures qui absorbent la lumière de façon très marquée.

Les moquettes sont extraordinaires de mauvais goût! Pour te le prouver, j'ai décidé de t'en mettre quelques exemples dans les billets à venir, en présentant chaque fois l'hôtel qui va avec.

Pour te mettre en bouche, voilà déjà celle des halls d'exposition du Las Vegas Convention Center :


Et c'est comme ça sur des milliers de mètres carrés!

Bien entendu, dans les casinos, pas question d'interdire de fumer aux joueurs qui passent leur journées enfermés, alors que dehors le ciel est tout bleu, pour dépenser leur argent devant des écrans, des bandits manchots et autres tables de black jack.... Pour ces derniers, c'est boisson gratuite à volonté, que leur apportent des serveuses à la tenue court vêtue caractéristique... J'essaierai d'en prendre une en photo pour te montrer...


Le tabac et les produits d'entretien pour les moquettes génèrent une odeur assez acre et très présente. Associé à l'ambiance lumineuse ce facteur participe à l'étrange impression que j'ai éprouvée dans ces lieux.

L'année dernière, je n'avais pas dépensé un cent dans les machines à sous. Il faut dire que je ne suis pas joueur, et que l'atmospsère des casinos, en dehors de l'aspect photogénique, m'attire assez peu. Cette année, j'essaierai quand même vite fait, juste pour ne pas mourir idiot (j'avoue ne pas trop savoir comment ça marche, même si ce n'est manifestement pas compliqué)...

Et pour te mettre dans l'ambiance Casino, j'ai demandé à Tom Jones de te chanter un de ses tubes, bien antérieur à Sex Bomb :