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vendredi 17 septembre 2010

Les clés des champs


Elles sont mes compagnes au quotidien. Les seules dont je connaisse en permanence l'emplacement.

La légère meurtrissure de leurs dents acérées, parfois éprouvée sur ma cuisse à travers la doublure du pantalon, suffit à me rassurer quant à leur proximité, leur fidélité.

Si ce n'est pas le cas, il me suffit de tâter le renflement qu'elles créent au niveau de la poche de mon jean pour calmer ma conscience, quitte à passer pour un pervers aux yeux de la jolie fille justement croisée au même moment...


Et, s'il arrive que mes doigts ne rencontrent qu'une poche plate, laissée vide par mes clés quelque part oubliées - car c'est bien d'elles qu'il s'agit, alors, il se peut qu'une bouffée d'intranquillité se mette brutalement à m'échauffer les tempes et les idées...

Elle est étrange, cette relation entretenue avec ces petits objets métalliques dont dépend une part importante de la vie quotidienne!


Et puis, un matin pas comme les autres, c'est le schisme, la scission, bref : la séparation. Du jour au lendemain ou presque, de ces cinq clés qui m'ont accompagné durant des années, la petite clé de la boîte aux lettre s'en va avec ses deux grandes soeurs, celles de l'appart : la crantée, plate et blanche, à tête ronde et la bénarde, jaune et longue.

Remises au proprio avec cet autre jeu, le double, l'anonyme, presque inconnu tant je l'avais rapidement déposé chez l'ami fidèle, en cas d'égarement du principal, sans avoir jamais eu recours à cette option de secours. Bien qu'il soit identique au trousseau en titre, sa vision ne m'évoque rien. A mes yeux, les remplaçantes n'ont pas d'âme tant les titulaires m'étaient chères.

Les deux qui restent sont en sursis, elles le savent.. Elles ouvrent ou ferment encore parfois les portes du bureau s'il m'arrive d'être le premier ou le dernier, mais sont chahutées déjà par la présence d'étrangères, temporaires, confiées par les amis qui m'ont recueilli. Il y en a même une pas comme les autres. Elle est noire, certes, mais n'a surtout ni tige, ni panneton et pour cause : elle est magnétique et sert à déverrouiller la porte de l'immeuble. Adieu digicode que les amis, jamais foutus de retenir, redemandaient à chaque visite, coincés devant l'huis qu'ils étaient!

Dans une semaine jour pour jour, mon pot de départ achevé, mes deux dernières compagnes des quatre années passées reviendront à mon patron. Puis, après encore quelques jours, les clés temporaires seront remises aux amis, un grand merci, un au revoir, à très bientôt... Quelques larmes s'inviteront peut-être, mais la gorge nouée sera là à coup sûr, au crépuscule de mes neuf années parisiennes...

Et puis un train en aller-simple, cette fois, et enfin, un nouveau chapitre à écrire en province avec les remplaçantes ; une blanche et plate à tête triangulaire et une bénarde blanche et courte. Pas encore de clés du travail, car pas encore de travail... Cette fois, pas de double en dépôt, si ce n'est au fond du sac de ma mie, bye bye Paris!

Pas franchement les clés des champs, car mon exode parisien n'est pas citadin.
Pas forcément les clés du Paradis, j'attends de me faire un avis.
Mais à coup sûr, les compagnes d'une nouvelle aventure!


L'info dont on se fout : Adriana Karambeu entre aujourd'hui dans sa 40e année. Eh oui, la roue tourne!

mardi 16 mars 2010

Coups d'oeil

Nan, je déconne! Allez, restez!


A Bougival, les enfants sont dangereux!
Méfiance, surtout, ne pas se laisser attendrir!

(Au passage, bienvenue en Seine et et Oise, nous sommes en 1967, et
l'après-midi s'annonce ensoleillée, mais tout de même fraîche. Couvrez-vous!)


Le scooter vert!
Il paraît que ça pollue moins...

L'affichette de laverie qui t'interpelle! (à tous points de vue...)

Véhicule habitué des trottoirs de Vincennes


??


Sacré Christian!


Une échoppe minuscule comme on n'en voit plus dans Paris.
La preuve, celle-ci est à Issy.



Sans légende.


Et puisqu'il est question de groupe de rock, concluons donc en musique, avec un extrait du dernier album d'Absynthe Minded : Envoi (du bois!) :







L'info dont on se fout : Céline Dion va reprendre ses "shows" à Las Vegas dans un an, à partir du 15 mars 2011.

mercredi 29 juillet 2009

Les onze y trônent

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Enfin, onze et quelques. Louis XI (ci-contre) aussi, d'ailleurs...
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Permettez-moi, en cette période de "plus ou moins vacances", de me laisser aller à la facilité et d'emprunter à mon très estimé confrère qui l'avait fait bien avant moi ici, ce titre de billet (rendons à Yibus... ce qui n'est sans doute pas à lui d'ailleurs!).
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Dimanche dernier, pour égayer un dimanche ensoleillé et tâcher de m'éloigner un peu de la capitale, je me suis rendu au château d'Ecouen, dans le Val d'Oise.
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J'y étais déjà allé par le passé, puisque le susnommé Yibus (encore lui!) et ma-soeur-son-épouse m'avaient très aimablement convié à sa découverte voilà quelques années, avant qu'ils ne s'expatrient sur les rives du Potomac.
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Cette fois, c'était à moi de le faire découvrir, au terme d'une ballade forestière nous ayant permis de rallier l'auguste demeure depuis la gare d'Ecouen-Ezanville (et non pas baise-en-ville!).
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Au passage, ça se fait très bien, hein... 25 minutes depuis la gare du nord (le Viking), et puis 20 à 25 minutes de marche en forêt, c'est pas l'amer à boire! Une petite promenade de santé par les actuelles journées ensoleillées.
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Ledit château abrite donc le musée de la renaissance... Ce qui n'était en rien l'objet de ma ballade. En bon inculte que je suis, puisqu'il faisait beau (et chaud!), j'ai préféré une ballade dans la parc et dans la ville d'Ecouen (passablement morte, d'ailleurs), à la visite du musée qui en vaut cependant très certainement le détour!



En plus d'être inculte, je suis un touriste de base, dans toute sa splendeur : non content de n'avoir pas mis un orteil au musée, je suis pourtant passé par la boutique du musée, et c'est enfin là l'objet de ce billet.
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A ma décharge, une fois n'est pas coutume, la boutique du musée qui sert habituellement de hall de sortie (achetez donc un petit quelque chose avant de nous quitter...) sert ici d'entrée et de sortie, puisque les caisses du musée et de la boutique sont, en fait, les mêmes!
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Donc, pendant un petit tour le temps de se tater dans la boutique (Musée? Pas musée? Fait beau dehors... allez, pas musée!), mon regard accrocha une affiche pas banale. Je sus immédiatement qu'il me fallait l'acheter.
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Cette affiche représente, simplement, la généalogie des rois de France. Un arbre, en quelques sorte, avec les portraits des principaux souverains. Le tout est organisé clairement avec une frise temporelle sur le côté, pour bien distinguer les Mérovingiens des Carolingiens, qui n'ont d'ailleurs rien à voir entre eux, ni avec les Capétiens qui leur succédèrent... Je t'en foutrai, moi, de la lignée royale!
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Alors bon, les rois de France, pas de quoi en faire un fromage, me diras-tu! Certes. Mais j'avoue qu'en rois de France, je n'y connais pa grand chose, si ce n'est que Louis 14 est le fils de Louis 13, qu'il a eu un des plus longs règnes et qu'on lui doit ce qu'est le château de Versailles aujourd'hui...
Je sais aussi que Louis 16 a fini décapité, et, dans un autre registre, que Charlemagne, en son temps (bien avant Jules Ferry), a rendu l'école obligatoire.


L'exécution de Louis XVI

Hélas, tout ça ne constitue pas un bagage bien lourd. Conscient de cette lacune, j'ai bien essayé de la combler. Voilà plusieurs années, j'ai d'abord emprunté un livre sur les rois de France à ma soeur. L'ouvrage, quoique complet, s'est vite révélé assez rébarbatif. Pire, l'étalement généalogique sur des pages successives n'aidait en rien à la mémoraisation du who's who royal...

Après un emprunt de plusieurs mois, je lui rendis son livre en la remerciant vivement, sans oser, honteux que j'étais, lui avouer que je ne l'avais pas lu. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression qu'elle non plus, ne l'avait jamais lu, en fait.
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Quelque temps plus tard, m'ayant sans doute percé à jour, elle m'offrit un autre livre sur ce thème royal, pensant certainement que je pourrais ainsi le compulser à ma convenance, à mon rythme, ou en fonction de mes envies, sans avoir la préocupation de lui rendre un ouvrage lu seulement en partie. Le même problème que précédemment ne manqua pourtant pas de se présenter.
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J'abandonnai donc l'idée de maîtriser la généalogie des familles royales française et de briller ainsi en société lors des parties de Trivial Pursuit.


J'errai donc l'âme en peine, face à ce triste constat, jusqu'à dimanche dernier, lorsque je découvris ce poster dans la boutique du château d'Ecouen. Cette affiche claire et abordable présente l'avantage de tout synthétiser en un même document didactique. En un mot, c'est donc un synoptique.

"Mais!", vas-tu me dire, "C'est bien beau un synoptique, mais la mémorisation ne va pas se faire toute seule!" Comme tu as raison! C'est bien là la force du synoptique face aux bouquins : l'apprentissage peut s'opérer par imprégnation!

Il suffit de placer le poster dans un endroit adapté, où l'on sait d'avance être contraint de passer de longues minutes chaque jour et le tour est joué! Quelle meilleure place, d'ailleurs, que la salle du trône, pour afficher un synoptique royal?? A titre d'exemple, depuis ma prime jeunesse, un planisphère orne le mur des water chez mes parents. Et c'est bien grâce à cette fantaisie ornementale que je peux aujourd'hui me targuer, sans me vanter, d'être une flèche en géographie mondiale, capitales etc. Pas incollable, mais presque.


Voilà, il ne me reste plus qu'à laisser le temps faire son oeuvre pour avoir, d'ici quelques semaines, de bonnes notions qui ne demanderont plus qu'à être confortées par un transit intestinal régulier.

L'info dont on se fout : Il est heureux que certains membres de la famille royale n'aient jamais accédé au trône car ils avaient vraiment des noms à coucher dehors. Ainsi, l'un des fils de Clovis 1er s'appelait Clodomir! Et comme si ça n'était pas suffisamment difficile à porter, ou en guise de revanche sur le destin, il prénomma son propre fils Clodoald...

Et parce que les rois écoutaient plutôt de la musique classique, voilà un morceau de cordes frottées qui te replongera pour un temps dans l'ambiance de Requiem for a dream : Lux Aeterna, par le Kronos quartet :

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vendredi 24 juillet 2009

Insol-it!

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Bien avant la photo numérique, pour fixer des clichés, il fallait "insoler" des plaques de verres recouvertes de collodion humide ou des feuilles de papier enduites de blanc d'oeuf photosensibilisé.

Ces procédés étaient relativement délicats, surtout le premier, puisque le photographe devait coucher son émulsion sur ses plaques quelques instants seulement avant l'utilisation, et les développer dans la foulée, dans sa caravane / chambre noire dont il ne pouvait jamais s'éloigner beaucoup.

Tu imagines bien que la photographie n'avait alors rien de spontané.


Pire encore, avant les procédés photographiques "modernes" le daguerréotype, en raison de sa faible sensibilité, exigeait un temps de pose de 15 à 20 minutes. Pour du paysage, passe encore, mais la pratique du portrait prenait alors des airs de séances de torture! Il fallait que le sujet ne bouge pas pendant tout ce temps, sans quoi la photo n'aurait pas manqué d'être floue!


Chaise d'immobilisation du buste et de la tête utilisée pour les daguerréotypes



Elle aurait moins fait la maligne, la sus-montrée Hilary Swank, photographiée sur un siège de ce genre, non mais!

Toute cette entrée en matière pour te faire prendre conscience qu'en d'autres temps, je n'aurais pas eu l'opportunité de me balader en permance (ou du moins presque) avec un appareil photo sur moi. Certains trimballent leur maison sur leur dos, moi, un appareil photo dans mon sac.

Je n'aurais donc pas eu l'opportunité, non plus, de partager avec toi, ci-dessous, les quelques photos insolites qui ont parsemé mon été. D'un autre côté, à l'époque du daguerréotype, niveau blog, ils n'étaient pas très au point non plus, faut dire...

Bref, voici donc quelques photos, faites au jour le jour:



Les cabines téléphoniques des Dalton + 1 (à Saint-Malo)


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Un des camions des éboueurs de Vincennes, pour détendre les automobilistes coincés derrière!
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Sans légende
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Jumelle(.) au salon du Bourget


Pas pu m'empêcher... désolé...
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.La faune du bois de Vincennes est certes réputée sauvage, mais tout de même, des Centaures?!?


Dans mon village (lorrain), y'avait la foire à la quiche. Mais là quand même! J'imagine les musiciens en concert : "Retrouvez-nous à la fête de la sardine samedi prochain, et dans 15 jours au salon du poney!"


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.Détaillant de tombes miniatures, près du Père Lachaise... A moins qu'il ne s'agisse de grandes tombes pour nains?



.Bon, là ça saute pas aux yeux, mais si je te dis que le bonnet du monsieur est de type "phrygien"!?


.Voilà pour te resituer le contexte... en pleine fresque historique, mois je dis, un aussi bel anachronisme, faut oser! C'est le mec qui a servi de modèle qui doit bien se marrer quand il passe par là!


Voilà, c'est tout pour les photos. Un final musical? Allez! Ces deux là non plus sont pas mal insolents tiens! Dans leur musique, je veux dire. Et ça fait du bien par où ça passe! Cassius, Toop toop!


mardi 21 juillet 2009

Fly me to the moon...

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On l'a dit et répété ces derniers jours... voilà aujourd'hui quarante ans (heure française) que la main de l'Homme a mis le pied sur la Lune...

Alors y'a pas de raison, hein, moi aussi, j'y vais de mon petit refrain.
Parce que cette aventure, même (surtout?) quarante ans après, reste assez fascinante!

Je n'ai pas la prétention de te raconter une fois de plus l'histoire, il y a des professionnels et des journalistes pour ça, si ça t'intéresse. Nombreux sont d'ailleurs ceux qui ont concocté des numéros spéciaux dont tu pourras te délecter afin de revivre l'épopée des Bibendums de la NASA.



Et les lunosceptiques de demander : "et Bibendum, pourquoi il n'a pas d'ombre, lui??"

Je veux juste t'aider un peu à t'orienter si l'envie te prend de creuser le sujet plus avant :

D'abord, puisque je viens d'évoquer les hors-série consacrés par la presse française aux premiers pas de l'Homme sur la Lune, je ne saurais trop te conseiller d'éviter celui du Point, et de lui préférer celui du Figaro, très bien fait et construit de façon bien plus passionnante. Une fois n'est pas coutume, j'avoue, je fais de la pub pour un journal de droite... Il faut quand même savoir reconnaître ce qui est bien! En fait, je n'ai juste pas eu l'occasion de compulser les suppléments d'autres canards tel que celui de l'Obs, qui a, lui aussi, tenu à célébrer l'anniversaire.
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En complément, pour te replonger dans l'esprit de la conquête spatiale, tu peux donc commencer par (re)visionner The Right Stuff (L'étoffe des Héros, in french), qui renvoie à l'époque pas si lointaine des pionniers de l'espace et des fusées qui explosaient.

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Autre support audiovisuel, si tu as une bonne médiathèque près de chez toi, la série From the Earth to the Moon, produite par Tom Hanks, et qui retrace l'épopée d'Apollo.

Enfin, et je m'en tiendrai là, l'excellent film sorti il y a deux ans outre-Manche et qui vient de sortir en DVD VF : In the shadow of the Moon (Dans l'ombre de la Lune), où plusieurs des astronautes moonwalkers du projet Apollo reviennent très simplement, quarante ans après, sur leur façon d'appréhender le programme et les sentiments éprouvés. Avec le recul, certains des astronautes nous livrent des témoignages vraiment intéressants, tant par leur sincérité que par les questionnements et réflexions qu'ils soulèvent...

Et pour apporter du grain à moudre aux lunosceptiques qui croient toujours que photos et vidéos des alunissages ont été réalisées dans un grand hangar / studio au fin fond de la zone 51 (également appelée "zone Pastis"), dans le désert du Nevada, voilà quelques photos intéressantes dévoilées récemment par la NASA sur les sites d'alunissage des missions Apollo.

Si la théorie du complot t'intéresse, voilà une vidéo ici, et puis une , qui soulèveront quelques lièvres.

Mais enfin, comme le dit Gene Cernan lui même (Apollo 17, dernier homme a avoir marché sur la Lune) :
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Truth needs no evidence.

Pour clore ce billet, ni Franck Sinatra, ni moonwalk à la Michael Jackson, on en a déjà assez fait ces derniers temps, mais plutôt Badly Drawn Boy, parce que c'est plus inattendu!



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mardi 16 juin 2009

Feu Kung - (Bill Killed)


C'est en lisant Vosges-Matin, la semaine dernière, durant mes vacances, que j'ai appris la mort de David Carradine (John, de son vrai prénom).

Du haut de mes 25 ans, je n'avais pas eu l'occasion de connaître la série culte Kung Fu qui avait fait sa renomée dans les années 70. J'avais découvert Carradine 20 ans après, dans la 2e génération de la série : Kung Fu, la légende continue.

Là encore, David Carradine avait le rôle titre, et incarnait le petit-fils du héros de la série précédente. Problème, le petit fils s'appelait Kwai Chang Caine, comme son grand-père dans la série des seventies, et était campé par le même acteur. Ce petit fils avait lui même un fils, devenu grand et, par la même occasion, flic à Toronto.

Tout ça est un peu décousu, mais c'est pour dire que les liens de parenté n'étaient pas bien facile à comprendre pour qui découvrait la seconde série sans avoir connu la première. D'autant que le générique était propice au qui pro quo, introduisant l'arrière petit-fils à l'image quand le narrateur évoquait l'histoire du petit-fils, soit, en résumé, son père. Bref :



Quoi qu'il en soit, en dépit du côté un peu ringard de cette série, j'aimais bien. Surtout du fait de la musique du générique et des illustrations musicales des épisodes. Il faut dire que j'avais alors 11 ou 12 ans, et que tout ado que j'étais, je m'identifais au héros, capable d'intercepter des poignards et des étoiles de ninja au vol : "Ca doit méchamment épater les filles" me disais-je alors...
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Le problème, c'est que je n'avais aucune aptitude en Kung Fu, et que dans la vie d'un collégien français contemporain, force est de constater que les agressions à l'étoile de ninja sont plutôt rare. Ceci participe sans doute à l'explication de mon insuccès adolescent auprès de la gente féminine, j'imagine...
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Ce qui me plaisait bien, aussi, c'était l'attitude calme et placide de Kwai Chang Caine / Carradine. Il ne payait pas de mine, le vieux, sous ses airs tranquilles, mais ça ne l'empêchait jamais d'envoyer au tapis les méchants.
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En revanche, ce que je trouvais ridicule, c'est qu'au regard de son rôle de moine Shaolin dans la série, il se faisait appeler "Le Chinois", alors qu'il n'en avait pas du tout le type... De même, ce qui n'était pas moins ridicule était la façon que Caine avait d'éviter les balles... Il y a quand même des moments ou un conseiller technique n'aurait pas été de trop sur cette série...


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Bien des années et des films de séries B plus tard, Carradine campe Bill, le personnage éponyme des deux longs métrages Tarantinesques. Cette fois, bien qu'il soit toujours plus ou moins lié au Kung Fu et aux moines Shaolin, Carradine tient le rôle du méchant...


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Et puis, plus trop de nouvelles jusqu'à l'annonce de sa mort la semaine dernière, due, tiens-toi bien, à un "accident auto-érotique"... Oui oui, tu as bien lu, David Carradine serait mort de... masturbation! On savait déjà que ça rendait sourd, on découvre à présent que ça peut tuer! C'est quand même pas banal, comme fin, pour un moine Shaolin qui pouvait éviter les balles! Surtout quand on sait qu'un des dix préceptes du bouddhisme est de "garder la maîtrise de ses sens et de ne pas avoir de conduite sexuelle incorrecte" (après, qu'est ce qui est correct et qu'est-ce qui ne l'est pas?, c'est point précisé, hein...).
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Enfin, pour clore cette rubrique nécrologique, précisons que la famille, sans doute un peu honteuse des révélations liées au décès, a tenté de "sauver l'honneur" en invoquant un potentiel meurtre perpétré par une triade (secte) liée au Kung Fu.... une théorie pour le moins abracadabran(lan)te...
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mercredi 13 mai 2009

German (c)hic!


Qu'on se le dise, la "teutonne touch" est trendy! En tous cas, dans certains milieux...
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Exit les Modern Talking, même liftés, qu'on a tenté de nous revendre il y a quelques années. Les homosexuels has been d'outre-Rhin ont désormais laissé la place aux adulescents androgynes de Tokio Hotel qui n'arrêtent plus de bien marcher dans les cours d'écoles et de collèges, accentuant le fossé d'incompréhension entre les élèves et leurs profs (même d'allemand!).
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Mais le public "adulte" n'est pas non plus épargné par cette déferlante à l'accent bavarois! Ainsi donc, l'an dernier, je découvrais le lubrique Günther lors d'une soirée nancéienne...
Tout un poème! Subtil adepte du bon goût, moustache et lunettes fumées, mullet et expression buccale travaillée, Günther donne tout ce qu'il a! Rien de ce qu'il y a de plus lourd ne lui fait peur, muni de ses Birkenstocks, il fonce à pieds joints et assume, manifestement...
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Voici donc son clip d'anthologie qui a contribué à le rendre "célèbre".... ou tout du moins à lui assurer une notoriété certaine, jusques aux Etats-Unis d'Amérique en tous cas, puisqu'il y a fait une tournée en 2008:
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Si tu es tombé en amour pour Günther et sa mullet, sache que tu peux continuer à t'en distraire en jouant à la branlutte... de préférence lors de soirées arrosées, pour atténuer le caractère méga-relou, ou en tous cas le faire passer mieux.
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Mais dernièrement, dans un style légèrement différent, j'ai été une nouvelle fois confronté à cette "teutonne touch", par hasard, au détour d'un zapping, à travers le clip d'un certain Helmut Fritz.... Oui, d'emblée, on se doute que lui aussi va en faire des tonnes... va savoir pourquoi!...
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C'est marrant, dans son look, on retrouve les mêmes lunettes fumées à la Francis Heaulme, un peu... A croire que pour avoir l'air allemand, quand on n'est pas un grand blond aux yeux bleus, bah il faut avoir l'air d'un psychopathe... Et en plus, ça marche! Tout le monde parle de lui, il est en ce moment l'"artiste" le plus écouté sur deezer!
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Sans plus tarder, voici le clip / "coup de gueule" d'Helmut Fritz : Ca m'énerve
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Personnellement, j'adôore son anorak orange à moumoutte, pour aller en boîte, c'est vraiment le top!
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Bon, et si comme moi, tu crois au canular, tu trouveras ici une vidéo explicative du pourquoi et du comment cet OVNI musical a débarqué dans les media...
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Bon, il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts pour qu'on nous épargne le plus possible au niveau des prochains "tubes de l'été"... il y a, comme chaque année, de quoi craindre le pire...
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L'info dont on se fout : ou pas tant que ça, en fait, puisqu'elle fout en l'air la moitié de ce billet, c'est que Günther n'est pas teuton, mais en fait suédois! Hé oui! En faisant des recherches plus avant sur le myspace de ce personnage pour les besoins de ce blog de services publics, je viens de tomber sur une ligne qui précise : "Günther is from Sweden, but he feels like a European."
Ouf! Nous voilà rassurés! (mais au fait, ça voudrait dire que la Suède, c'est pas en Europe??)
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samedi 2 mai 2009

Airborne Toxic good vibes...

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Lundi dernier, je me suis rendu au Point éphémère, à Paris, pour assister au concert de The Airborne Toxic Event.

Ca fait un moment que j'entends parler de ce groupe, et que son premier single Sometimes arround midnight passe sur Oüi FM.

Quand j'ai appris que cette formation musicale qui commence méchamment à avoir le vent en poupe passait par Paris pour se produire, surtout dans une aussi petite salle, ni une, ni deux, je me suis dit : "J'y vais!" Hop!
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Et comme c'était le soir de l'anniversaire d'un copain, plutôt que d'attendre qu'on me propose une contre-soirée, j'ai motivé la troupe pour tous nous réunir à ce concert.
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Je rangerais le groupe ayant pris en charge la première partie dans la case "rock expériemental". Bien entendu, je n'ai pas retenu son nom. On ne retient jamais les noms des premières parties, parce qu'en plus de ne généralement pas nous transporter musicalement, le chanteur met un point d'honneur à ne pas articuler au moment où il prononce le nom...

Sinon, je sais, à en croire Vincent Lederme, c'est super naze de mettre les gens dans des cases, mais on avait vraiment l'impression que les trois guitaristes, le bassiste et le batteur expérimentaient des trucs en live. Il en résultait beaucoup de bruit désordonné dans lequel l'hypothétique mélodie disparaissait. Et si il y a bien une chose à laquelle je distingue un bon groupe d'un mauvais, c'est quand, même lorsqu'il joue fort, la mélodie et le jeu des différents instruments restent discernables.
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Du coup, dès que les membres The Airborne Toxic Event sont arrivés sur scène et ont commencé à jouer, j'ai su qu'ils allaient se confirmer comme un bon groupe.



En plus, comme je ne connaissais que très superficiellement la formation, j'ai été agréablement surpris de découvrir que celle ci comportait une violoniste, Anna Bulbrook, avec qui, si tu as de la chance, tu pourras devenir ami sur Facebook! C'est vrai, c'est pas si fréquent les groupes de rock qui intègrent un violon. On pourrait en faire une liste, à la Yibus, tiens!
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Musicalement, The Airborne Toxic Event propose des sonorités entre Clap your Hands, say yeah et Razorlight, mais bon, ils ont une identité bien à eux!
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Plutôt que de continuer à t'en faire de longs disours, je te propose de les découvrir à travers quelques vidéos dont tu retrouveras l'intégralité (10 en tout) sur leur Myspace.
Il s'agit des dix chansons de leur album, enregistrées en accoustique, en dix endroits différents et parfois incongrus, en one shot à chaque fois. Par conséquent, le son est assez crade, rien à voir avec les versions album, mais je trouve le principe rigolo.

A ce concert, j'ai :

- hoché la tête en rythme
- écouté du bon son
- passé un bon moment avec mes copains (et eux aussi manifestement, je n'ai pas regretté de leur avoir proposé ça!)
- scotché sur une jolie brune aux yeux bleus (pas si banal!)
- battu la mesure avec le pied droit, et aussi des fois avec le gauche (contre-temps)










Et une dernière pour la route (mais pas la moindre!).




Et la liste des groupes de rock "featuring violin" ;-) :

- The Corrs
- The E-Street Band
- The Airborne Toxic Event (on l'aura compris!)
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L'info dont on se fout : Restons dans le domaine musical, puisqu'à présent, Santogold à choisi de changer de nom. Il faudra désormais l'appeler Santigold.

vendredi 24 avril 2009

Plus c'est long...


Non, ce titre n'est pas là pour évoquer mon absence bloguesque de presque deux mois, j'avais à faire, et puis c'est tout!
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C'est en revanche une entrée en matière pour te parler de la Grande Muraille de Chine, un monument somme toute assez fascinant... Rien qu'en en voyant des photos (je ne l'ai encore jamais vue en vrai...) mon imaginaire en est déjà tout excité... pas le tien?
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Alors quand on la voit de nos yeux voit, il y a de quoi en prendre toute la démesure, voire perdre un peu toute notion d'échelle.
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On comprend qu'avec un tel monument dans leur jardin, les Chinois aient eu envie de pousser un cocorico (chinois, le cocorico, celà va sans dire ; mais je ne parle pas le langage du poulet mandarin et te laisse donc le soin de traduire...).
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Du coup, pour affirmer haut et fort qu'ils avaient la plus grande, il a quand même bien fallu qu'ils la mesure, leur muraille, les Chinois. Jusqu'alors, elle avoisinait officiellement les 6500 kilomètres, ce qui est déjà fort respectable, et très impressionnant.

Or, si j'en crois une nouvelle, tombée en début de semaine, il y aurait eu une "petite erreur" de mesure et la muraille serait en fait légèrement plus longue... de 2000 kilomètres!

Je veux bien que mesurer un tel édifice ne soit pas aussi facile que ça en a l'air, et comprends donc qu'une incertitude existe. Mais même en laissant une incertitude de 10%, ce qui est assez généreux comme lattitude d'erreur, on se rend bien compte que là, on est très au delà, plutôt de l'ordre de 25 à 30% suivant la longueur qu'on considère (l'ancienne, de 6500 km, ou la "nouvelle" de près de 8500 km).

Alors, certes, les moyens actuels de mesure sont plus perfectionnés (satellites, laser...), on est donc en droit de croire ce que nous annonce le relevé de cette mesure récente avec un record à près de 8500 km. Pour autant, arrêtons de croire cette légende née je ne sais où d'ailleurs, et allègrement colportée (comme a pu le faire la journaliste de France 2, lundi dernier, à une heure de grande écoute, durant le JT de 20h -BRAVO!), selon laquelle la Grande Muraille serait la seule construction humaine visible à l'oeil nu depuis la Lune!

Ce n'est pas du tout la seule, car même la grande muraille ne l'est pas, visible à l'oeil nu depuis la Lune!

Et puis d'abord, qui pourrait affirmer de telles stupidités, vu que 12 êtres humains seulement ont marché sur la Lune! Vu leur profil, je ne pense pas que les astronautes de la NASA soient du genre à propager un tel canular.

Petite démonstration rapide : la muraille, qui fait de 6 à 8 mètres de large, est séparée de la Lune de 300000 km. La longueur importe peu. Admettons qu'elle fasse 10 m de large, pour simplifier les calculs. La voir depuis la Lune équivaudrait à discerner un cheveu d'1/10e de millimètre à une distane de 3 km. Certes, je n'ai pas précisé s'il s'agissait d'un cheveu blanc sur une veste noire, mais à l'instar de la longueur, le contraste ne change rien au problème.

(Pour info, l'avis des astronautes contemporains, évoluant depuis L'ISS, ou même son ancêtre, la station Mir, n'a pas sa place dans la polémique, ces stations n'orbitant qu'à environ 400 km d'altitude..., rien à voir avec la distance Terre-Lune!)

Et pour ceux qui resteraient sceptiques, plutôt que d'aller faire un tour sur la Lune, voici un document qui permet de prendre un peu de hauteur pour se rendre compte par soi-même...

Bon, c'est pas une raison pour ne pas finir en musique, tout de même!
Ah, et bon week end!
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L'info dont on se fout : le "brun Tour Eiffel" est un savant mélange de peintures dont la composition est tenue secrète.

jeudi 26 février 2009

Bienvenue chez les Qui?


« L’armée n’a pas vocation à faire de l’aménagement du territoire ». C'était en tous cas le discours du sinistre de la défense Hervé Morin au lendemain de l'annonce des fermetures de casernes, après la publicaton du livre blanc, en juin dernier.

Heureusement, ce que l'armée ne peut pas faire, le super-président s'en charge! Pour l'aménagement du territoire, il nous prépare une réforme portée par son ancien mentor, Ed Balla, le dynamisme et le modernisme personnifiés, à l'image de la France de demain, forte de ses 15 futures régions...

Oui, tu as bien lu. La réorganisation territoriale à l'étude envisage, outre une refonte des conseils généraux et régionaux entre eux, une réévaluation du découpage régional qui pourrait aboutir à la suppression de 7 régions. "Je confirme cette mesure, mais je confirme également que ça sera par voie volontaire, pas question de l'imposer", a-t-il précisé jeudi matin sur RTL. Si c'est pour dire ça, hein, autant ne rien dire! Qui sera volontaire pour que sa région soit ainsi rayée de la carte? Hein? Et au fait, qu'advienrait-il de la Corse?? L'indépendance, enfin? Allez, on n'est plus à ça près!

Alors, je n'ai pas étudié le dossier de façon très approfondie, et n'en pense pas grand chose... Je partage néanmoins partiellement l'avis de Nicolas (homonyme malheureux!) que je cite d'ailleurs sans tarder : "La démarche est typiquement Sarkozienne : on bouge pour bouger, on réforme pour réformer. On donne une illusion de mouvement pour faire croire qu’on va vers le progrès mais on n’a rien pour améliorer l’efficacité des actions publiques."

Si je ne me suis pas donné le mal de chercher à tout comprendre dans ce joyeux bordel, c'est surtout que ça ne passera jamais. A tout le moins, si la réforme est soumise à référendum, me diras-tu à raison. Imagine un peu : le concitoyen fait déjà la gueule de voir disparaître le numéro de son département de sa plaque minéralogique d'ici deux mois...



Le substitut qui a été trouvé pour atténuer le couroux chauvin est la possibilité d'agrémenter la plaque du logo de la région que l'on porte dans son coeur (pas forcément celle d'où l'on vient, d'ailleurs!). Et maintenant, on voudrait nous refiler des nouvelles régions qui n'ont plus rien à voir, donc exit les anciens logos, soyons cohérents!

M'est avis que Ballamou se faisait chier, et qu'en souvenir du bon vieux temps, il a demandé à son ex-protégé maintenant à l'Elysée de lui refiler un nonos à ronger, pour qu'on le revoie un peu sur le devant de la scène. En guise d'os à ronger, c'est surtout un bâton merdeux qu'il s'est fait refiler. Il est pas con, Balla, il se doute bien que sa réforme ne servira pas à grand'chose, si ce n'est justifier le montant de ses émoluments, honteusement prélevés des impôts versés par le contribuable moyen...


jeudi 12 février 2009

OTAN en emporte le vent... de colère!


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Une fois n'est pas costume!... qui ne fait pas le moine...


Il y a 43 ans, le Grand Charles, homme de droite s'il en est, décidait de retirer la France du commandement intégré de l'OTAN, à la plus grande joie des membres du Parti Communiste Français.
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Pour ceux que ça intéresse, la brève annonce du président de Gaulle peut s'écouter ici. Quand on s'arrête un tantinet sur la réthorique, on constate que c'est d'un autre niveau que ce à quoi on a droit aujourd'hui en provenance de l'Elysée... Ca doit être la génération "texto" qui veut ça... De même qu'avec le MP3 et le DivX, on observe une baisse généralisée du niveau d'exigence qualitative du concitoyen, alors d'façon!.... Je ne suis pas gaulliste, hein, mais quand même!

Un mouvement, initié et mené par un homme de centre-gauche, René Pleven, avait pourtant bien tenté de s'opposer à cette "mise à la porte" des alliés et libérateurs de la veille. Une pétition fut lancée, l'affaire fit long feu, on connait la suite...


© Fritz Behrendt.


En quatre décennies, les temps ont bien changé. La situation géopolitique n'a plus rien à voir. A tel point que les fondements mêmes de l'alliance Atlantique pourraient être complètement remis en question, si on le voulait vraiment.

Aujourd'hui, un homme bien-bien à droite (même s'il est souvent gauche dans ses actions et ses annonces), j'ai nommé, Monsieur de Nagy-Bocsa, le président de tous les Français, s'apprête à faire revenir la France dans le commandement militaire intégré de l'alliance. Face à quoi, le centre et la gauche lèvent leur bouclier (anti-atomique?). Qui a dit que l'histoire se répétait?

Il faut dire qu'à l'heure où un 26e militaire français vient de décéder en Afghanistan, on comprend que le rapprochement avec l'OTAN soit mal perçu dans l'Hexagone.

Mais il y a une partie de l'Hexagone où ce ressentiment est encore pire! L'OTAN réveille actuellement chez le peuple alsacien un sinistre souvenir.

En effet, avec le pochain sommet de l'alliance Atlantique qui va se tenir partiellement à Strasbourg, on découvre que l'OTAN rétablit l'ausweiss!


Tu trouveras ici copie du document reçu par les riverains pour se faire accréditer afin de pouvoir déambuler "librement" en "zone occupée"... Ca fait jaser! Notamment les restaurateurs qui, s'ils obtiennent leur laisser passer, ne peuvent en espérer autant pour leurs clients.
-"Eh non mon gars, tu repasseras pour la choucroute! Mais y'a un McDo pas loin, en "zone libre"!"
-"Ah, ben ça, heureusement qu'on a les Américains!"
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mercredi 11 février 2009

Helvètes underground


Voilà quelques semaines, j'ai découvert un site internet suisse complètement barré, comme je les aime....


Plonk & Replonk, qu'il s'appelle....


Leur cheval de bataille?? Le burlesque, grotesque, ubuesque... à l'aide de force détournements de cartes postales et jeux de mots incongrus.


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L'équipe de Plonk et Replonk propose également des objets saugrenus, à l'instar de cette Pinaillette(TM) manufacturée à 1000 mètres d'altitude et permettant de couper facilement les cheveux en quatre. En un tournemain, hop!
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Pour ma part, depuis tout petit, quand j'entends l'expression "couper les cheveux en quatre", je ne me représente pas du tout l'action de coupe dans le sens de la longueur (transversalement), bien trop facile, mais au contraire longitudinalement (selon l'axe de pousse du cheveu). Là, pour moi, en plus d'être du pinaillage, ça constitue un vrai défi!

C'est grave docteur? Mon esprit est-il véritablement tordu, ou c'est seulement super-ficelle??



Le plumage d'anges fermiers


Si tu es en train de lire ce blog, et si tu blogues toi-même, il t'arrive donc, sans doute, d'avoir parfois un peu de temps à tuer devant internet, ne sachant pas toujours sur quel site aller traînasser...
Alors, va-donc jeter un oeil sur ce site helvète car certaines cartes valent le détour.

Et en plus, ils commercialisent leurs oeuvres, ces sacrés Plonk et Replonk! Alors, l'année prochaine, au moment d'envoyer des cartes de voeux, plutôt que de tomber dans les habituelles vues de sapins, de paquets cadeaux ou de chemins forestiers enneigés, aie le réflexe Plonk & Replonk!



mardi 10 février 2009

Ô loup!


Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite. Mais parfois, le jeune homme s’ennuyait.

Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.


Une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et se remit à crier : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien que le berger qui se moquait d’eux. Furieux de s’être fait avoir une deuxième fois, ils redescendirent au village.

Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour… Et chaque fois, les villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !

Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons… Le berger eut grand peur. Il se précipita sur la colline et hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Mais pas un villageois ne bougea… « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »

Et c’est exactement ce que fit le loup !


d’après Esope

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C'est en tous cas tout ce que m'inspirent les avis de catastrophe naturelle régulièrement diffusés par Météo France ces derniers temps...
Alors, tu vas me dire "ouais, n'empêche, moi j'habite dans le Sud, et je me chauffe à la bougie depuis deux semaines!" C'est vrai, je dis pas, je ne désire pas aiguiser ton courroux!

Certes y'a quinze jours, c'était justifié. N'empêche, la "tempête" de la nuit dernière a, il me semble, été un peu surévaluée...
Bien entendu, la côte Atlantique a morflé, c'est traditionnel. Pour preuve, le châpiteau du Vendée Globe est détruit, c'est dire le drame que l'on a vécu!
Mais, c'est bien connu, les vents s'atténuent toujours en avançant dans les terres et la fermeture des aéroports parisiens semble tout de même exagérée...
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C'est surtout l'étendue de la zone géographique alertée qui m'a semblé démesurée...
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Dépités de n'avoir pas su prévoir la tempête de 1999, ou tout du moins, pas assez tôt, les ingénieurs prévisionnistes de Météo France ont désormais tendance à diffuser des alertes à tour de bras, et à saupoudrer large, pour ne pas se voir accusés de négligence en cas de nouvelle tempête mortelle et mal anticipée.

Du coup, on ne sait plus bien à quoi s'en tenir et, à force d'annoncer des tempêtes folles au moindre coup de vent, Météo France en revient à "crier au loup", comme le jeune berger de la fable. Viendra le jour où les compagnies aériennes ne voudront plus financer de coûteuses nuits de suspension d'activité aérienne et feront décoller les zincs malgré tout. Alors, quand la vraie tempête se pointera, ça fera du vilain... J'espère juste ne pas être dans l'avion ce soir là!
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dimanche 1 février 2009

Méli-Méliès


Je viens d'aller voir l'expo fascinante que la cinémathèque française consacre à Georges Méliès : l'homme et son oeuvre. Et je n'en suis pas peu fier!
En effet, cette expo, démarrée en avril dernier, ne dure que jusqu'en juin prochain!

Je ne sais pas toi, mais je trouve incroyable la façon dont ma tendance naturelle à la procrastination est exacerbée avec ce genre d'expos qui restent à l'affiche pendant plus d'un an!

Ben oui, on aura toujours le temps d'y aller le week end suivant! Il y a toujours plus urgent à faire, à voir, on se dit qu'il n'y a pas le feu et qu'on pourra même y aller plusieurs fois si elle nous plaît vraiment.

Et en fin de compte, ben on la loupe, l'expo! Et je sais de quoi je parle, ça m'est déjà arrivé plusieurs fois!

Mais revenons-en à Méliès : le personnage est suffisamment incroyable pour qu'on s'y attarde. Qui c'est, Méliès, d'abord? Au départ, c'est un dessinateur, né en 1861. Il s'adonne ensuite à la caricature, puis à la prestidigitation.

Contemporain des Lumière (les frangins, pas les philosophes!) il est le témoin de l'essor que connaissent les techniques photo et ciné, ainsi que de l'industrie qui va avec.

Tandis qu'Auguste et Louis Lumière mettent en application leur cinématographe dans le cadre documentaire, Méliès, adepte du fantastique et du merveilleux, est le premier à envisager le spectacle cinématographique, en un mot : la fiction. Problème, les frangins refusent de vendre leur invention à Méliès.



La sortie des usines Lumière, à Lyon



L'arrivée du train en gare de La Ciotat


Les deux terribles frangins s'essaient néanmoins à la comédie, avec L'arroseur arrosé :




Mais Méliès n'en reste pas là et traverse la Manche pour s'équiper chez la concurrence britannique, gardant moins jalousement ses nouvelles techniques.

Dès lors commence une frénétique production. Si son premier film, Une partie de carte, pourrait tout à fait être tiré de la filmographie des frères Lumière, Méliès intègre la notion de spectacle et de fantasmagorie dès son deuxième opus, souci qui ne devra plus le quitter tout au long de sa carrière cinématograpghique.

En à peine seize années, ce sont plus de 500 films qui sont écrits, produits, réalisés par Méliès qui joue également dans la plupart de ses oeuvres. De son cerveau génial sortent, à ces occasions, les premiers effets spéciaux qui n'auront de cesse de se multiplier, de se perfectionner et de permettre à Méliès d'atteindre un impact visuel inatteignable lors de ses tours de magie réalisés en direct, sur scène, devant un public.

Trucages optiques, surimpressions de la pellicule, fondus enchaînés, arrêt de caméra sont autant de tours mis à profit pour susciter la surprise, l'émerveillement, l'interrogation... à une époque où le cinéma est encore muet et où le zoom et le travelling n'ont pas encore fait leur apparition!

Méliès est, de même, le premier à proposer des films colorisés ainsi que des oeuvres qui, sans être encore des longs métrages, commencent tout de même à afficher une durée respectable. Alors que les films tournés par les frères Lumière ne durent encore que quelques minutes, nombreuses sont les "histoires cinématographiques" du grand Georges flirtant avec les 10 minutes, et même 13 minutes pour Le voyage dans la Lune (260m de pellicule).








Non content d'être un génial inventeur, Méliès se révèle être un visionnaire, puisqu'il imagine, dès 1907, un tunnel sous la Manche. Les sous-marins et la conquête de la Lune, sortis tout droit de l'esprit de Jules Verne, sont autant de graines semées qui germent dans la serre-studio de Méliès, à Montreuil.





Malheureusement, comme souvent, les belles histoires ont une fin triste. En effet, Méliès accumule les dettes et est contraint d'abandonner le cinéma. Pour subsister, il devient marchand de jouets gare Montparnasse, et détruit tous les négatifs de ses films, faisant disparaître à jamais des trésors du cinéma français.

Quoi qu'il en soit, j'ai passé hier deux heures dans une atmosphère magique et fantastique où je t'encourage vivement à aller t'immerger, si tu en as l'occasion.
Mon seul regret au sujet de cette expo? Le nombre trop réduit de films sauvegardés et maintenus jusqu'à nos jours en état d'être présentés au public...