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mardi 21 juillet 2009

Fly me to the moon...

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On l'a dit et répété ces derniers jours... voilà aujourd'hui quarante ans (heure française) que la main de l'Homme a mis le pied sur la Lune...

Alors y'a pas de raison, hein, moi aussi, j'y vais de mon petit refrain.
Parce que cette aventure, même (surtout?) quarante ans après, reste assez fascinante!

Je n'ai pas la prétention de te raconter une fois de plus l'histoire, il y a des professionnels et des journalistes pour ça, si ça t'intéresse. Nombreux sont d'ailleurs ceux qui ont concocté des numéros spéciaux dont tu pourras te délecter afin de revivre l'épopée des Bibendums de la NASA.



Et les lunosceptiques de demander : "et Bibendum, pourquoi il n'a pas d'ombre, lui??"

Je veux juste t'aider un peu à t'orienter si l'envie te prend de creuser le sujet plus avant :

D'abord, puisque je viens d'évoquer les hors-série consacrés par la presse française aux premiers pas de l'Homme sur la Lune, je ne saurais trop te conseiller d'éviter celui du Point, et de lui préférer celui du Figaro, très bien fait et construit de façon bien plus passionnante. Une fois n'est pas coutume, j'avoue, je fais de la pub pour un journal de droite... Il faut quand même savoir reconnaître ce qui est bien! En fait, je n'ai juste pas eu l'occasion de compulser les suppléments d'autres canards tel que celui de l'Obs, qui a, lui aussi, tenu à célébrer l'anniversaire.
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En complément, pour te replonger dans l'esprit de la conquête spatiale, tu peux donc commencer par (re)visionner The Right Stuff (L'étoffe des Héros, in french), qui renvoie à l'époque pas si lointaine des pionniers de l'espace et des fusées qui explosaient.

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Autre support audiovisuel, si tu as une bonne médiathèque près de chez toi, la série From the Earth to the Moon, produite par Tom Hanks, et qui retrace l'épopée d'Apollo.

Enfin, et je m'en tiendrai là, l'excellent film sorti il y a deux ans outre-Manche et qui vient de sortir en DVD VF : In the shadow of the Moon (Dans l'ombre de la Lune), où plusieurs des astronautes moonwalkers du projet Apollo reviennent très simplement, quarante ans après, sur leur façon d'appréhender le programme et les sentiments éprouvés. Avec le recul, certains des astronautes nous livrent des témoignages vraiment intéressants, tant par leur sincérité que par les questionnements et réflexions qu'ils soulèvent...

Et pour apporter du grain à moudre aux lunosceptiques qui croient toujours que photos et vidéos des alunissages ont été réalisées dans un grand hangar / studio au fin fond de la zone 51 (également appelée "zone Pastis"), dans le désert du Nevada, voilà quelques photos intéressantes dévoilées récemment par la NASA sur les sites d'alunissage des missions Apollo.

Si la théorie du complot t'intéresse, voilà une vidéo ici, et puis une , qui soulèveront quelques lièvres.

Mais enfin, comme le dit Gene Cernan lui même (Apollo 17, dernier homme a avoir marché sur la Lune) :
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Truth needs no evidence.

Pour clore ce billet, ni Franck Sinatra, ni moonwalk à la Michael Jackson, on en a déjà assez fait ces derniers temps, mais plutôt Badly Drawn Boy, parce que c'est plus inattendu!



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mardi 16 juin 2009

Feu Kung - (Bill Killed)


C'est en lisant Vosges-Matin, la semaine dernière, durant mes vacances, que j'ai appris la mort de David Carradine (John, de son vrai prénom).

Du haut de mes 25 ans, je n'avais pas eu l'occasion de connaître la série culte Kung Fu qui avait fait sa renomée dans les années 70. J'avais découvert Carradine 20 ans après, dans la 2e génération de la série : Kung Fu, la légende continue.

Là encore, David Carradine avait le rôle titre, et incarnait le petit-fils du héros de la série précédente. Problème, le petit fils s'appelait Kwai Chang Caine, comme son grand-père dans la série des seventies, et était campé par le même acteur. Ce petit fils avait lui même un fils, devenu grand et, par la même occasion, flic à Toronto.

Tout ça est un peu décousu, mais c'est pour dire que les liens de parenté n'étaient pas bien facile à comprendre pour qui découvrait la seconde série sans avoir connu la première. D'autant que le générique était propice au qui pro quo, introduisant l'arrière petit-fils à l'image quand le narrateur évoquait l'histoire du petit-fils, soit, en résumé, son père. Bref :



Quoi qu'il en soit, en dépit du côté un peu ringard de cette série, j'aimais bien. Surtout du fait de la musique du générique et des illustrations musicales des épisodes. Il faut dire que j'avais alors 11 ou 12 ans, et que tout ado que j'étais, je m'identifais au héros, capable d'intercepter des poignards et des étoiles de ninja au vol : "Ca doit méchamment épater les filles" me disais-je alors...
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Le problème, c'est que je n'avais aucune aptitude en Kung Fu, et que dans la vie d'un collégien français contemporain, force est de constater que les agressions à l'étoile de ninja sont plutôt rare. Ceci participe sans doute à l'explication de mon insuccès adolescent auprès de la gente féminine, j'imagine...
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Ce qui me plaisait bien, aussi, c'était l'attitude calme et placide de Kwai Chang Caine / Carradine. Il ne payait pas de mine, le vieux, sous ses airs tranquilles, mais ça ne l'empêchait jamais d'envoyer au tapis les méchants.
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En revanche, ce que je trouvais ridicule, c'est qu'au regard de son rôle de moine Shaolin dans la série, il se faisait appeler "Le Chinois", alors qu'il n'en avait pas du tout le type... De même, ce qui n'était pas moins ridicule était la façon que Caine avait d'éviter les balles... Il y a quand même des moments ou un conseiller technique n'aurait pas été de trop sur cette série...


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Bien des années et des films de séries B plus tard, Carradine campe Bill, le personnage éponyme des deux longs métrages Tarantinesques. Cette fois, bien qu'il soit toujours plus ou moins lié au Kung Fu et aux moines Shaolin, Carradine tient le rôle du méchant...


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Et puis, plus trop de nouvelles jusqu'à l'annonce de sa mort la semaine dernière, due, tiens-toi bien, à un "accident auto-érotique"... Oui oui, tu as bien lu, David Carradine serait mort de... masturbation! On savait déjà que ça rendait sourd, on découvre à présent que ça peut tuer! C'est quand même pas banal, comme fin, pour un moine Shaolin qui pouvait éviter les balles! Surtout quand on sait qu'un des dix préceptes du bouddhisme est de "garder la maîtrise de ses sens et de ne pas avoir de conduite sexuelle incorrecte" (après, qu'est ce qui est correct et qu'est-ce qui ne l'est pas?, c'est point précisé, hein...).
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Enfin, pour clore cette rubrique nécrologique, précisons que la famille, sans doute un peu honteuse des révélations liées au décès, a tenté de "sauver l'honneur" en invoquant un potentiel meurtre perpétré par une triade (secte) liée au Kung Fu.... une théorie pour le moins abracadabran(lan)te...
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jeudi 16 avril 2009

Tati, ton thé t'a-t-il ôté ta toux?

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Lundi de Pâques dernier, plutôt que de manger moults chocolats, j'ai décidé de m'occuper intelligemment.

J'ai donc pris mes petits pieds et me suis rendu à l'exposition que la cinémathèque française consacre à Jacques Tati. Oui, celle là-même qui fait d'ailleurs polémique au sujet du "trucage de l'affiche" par la RATP.

C'est la seconde expo que je vais voir à la cinémathèque française, après celle consacrée à Méliès et évoquée ici. Pour la seconde fois, j'en ressors également ravi!

J'avais vu quelques uns des films du grand Jacques Tati (près d'1 m 90 quand même!) ainsi qu'un documentaire sur son oeuvre, mais je ne savais pas qu'il n'avait fait que cinq films tout au long de sa carrière!

En effet, Tati était un grand observateur. Il lui fallait le temps de voir, de s'imprégner (lui même acteur principal de ses films, il porte le rôle principal sous l'imperméable de Monsieur Hulot, à grand renfort de singeries et de mimiques), avant de digérer et d'intégrer à ses scenarii les caricatures de ses contemporains et de la société dans laquelle il baignait. Tati a d'ailleurs dit un jour "si j'avais su dessiner, j'aurais voulu être caricaturiste". Nul doute qu'il l'a été, avec une caméra en guise de crayon.

Preuve de cette capacité d'observation amusée et toujours à l'affût, ses derniers mots à l'intention de sa femme et de sa fille, sur son lit d'hôpital, auraient été "J'ai l'impression qu'il y a une histoire d'amour entre la fille de salle et le grand noir qui fait le ménage"... Tati aura véritablement "travaillé" jusqu'à son dernier souffle!

J'ai franchement trouvé l'expo très bien faite. Au delà de nous offrir en spectacle la dualité cocasse d'un Tati/Hulot à travers son oeuvre, elle nous plonge radicalement dans son univers pour une visite en immersion totale. J'y suis ainsi resté trois heures sans voir le temps passer!
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En plus de ses films, Tati en lui même est quelqu'un d'assez fascinant, de même que l'histoire de sa carrière et la déroute de son dernier tournage (Playtime) qui l'a complètement ruiné. Il est certain que s'il était mort riche et adulé des foules dans une villa tropézienne, sa fin n'aurait pas concouru à le rendre à ce point intéressant. Au lieu de ça, à l'instar de nombreux peintres, poètes et artistes, c'est dans la misère et plein d'amertume qu'il a quitté ce monde, laissant un héritage conséquent en seulement cinq films au patrimoine cinématographique français.
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Imagine un peu que, tel le roi tchèque de la chaussure, Tati a fait construire une ville à son nom pour les besoins de son ultime tournage! Tativille, ça s'appellait.


Et si les immeubles n'étaient en fait que des maquettes, elles avaient tout de même 8 à 10 mètres de haut. Son décor gigantesque construit sur un terrain vague du Val de Marne, Tati aurait voulu le préserver et en faire une école de cinéma. Malheureusement, Malraux, sinistre de la culture à l'époque, n'a pas donné suite et l'ensemble a été détruit. Besson a eu plus de chance que lui!

En sortant de l'expo Tati, si comme moi tu es encore empreint de son univers et que ton vidéoclub n'a aucun de ses films, il te reste l'option, si tu es francilien, d'aller voir la réplique à l'échelle 1 de la villa Arpel, du film Mon Oncle. Mais dépêche-toi! Ca ne dure que jusqu'au 3 mai, et ça se passe au 104, dans le XIXe arrondissement.

Enfin, si tu es cinéphile et que les causes culturelles te touchent, tu seras alors sensible au sort de Pierre Etaix, qui fut longtemps le premier assistant de Tati. Devenu par la suite réalisateur en titre, lui aussi, il se retrouve présentement privé de ses droits sur ses films, mais surtout du loisir de les diffuser et de les faire connaître. Une pétition est en cours, pour sommer la sinistre de la culture d'intercéder en sa faveur. La date limite de soutien est donc le 10 mais puisque la pétition doit être remise le 13 à l'occasion de la cérémonie d'ouverture du festival de Cannes. Pour contribuer, c'est par ici, puis clique sur "soutien" et insris ton nom. Merci pour lui.

Et pour terminer dans un autre environnement particulier (qui n'a rien à voir!), j'aurais bien voulu intégrer un clip de My Morning Jacket, mais l'option est désactivée sur Youtube. Donc si ça t'intéresse (juste histoire de remplir la pétition en musique, par exemple), clique ici!

L'info dont on se fout : Les habitants de Meaux s'appellent les Meldois.

jeudi 12 février 2009

OTAN en emporte le vent... de colère!


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Une fois n'est pas costume!... qui ne fait pas le moine...


Il y a 43 ans, le Grand Charles, homme de droite s'il en est, décidait de retirer la France du commandement intégré de l'OTAN, à la plus grande joie des membres du Parti Communiste Français.
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Pour ceux que ça intéresse, la brève annonce du président de Gaulle peut s'écouter ici. Quand on s'arrête un tantinet sur la réthorique, on constate que c'est d'un autre niveau que ce à quoi on a droit aujourd'hui en provenance de l'Elysée... Ca doit être la génération "texto" qui veut ça... De même qu'avec le MP3 et le DivX, on observe une baisse généralisée du niveau d'exigence qualitative du concitoyen, alors d'façon!.... Je ne suis pas gaulliste, hein, mais quand même!

Un mouvement, initié et mené par un homme de centre-gauche, René Pleven, avait pourtant bien tenté de s'opposer à cette "mise à la porte" des alliés et libérateurs de la veille. Une pétition fut lancée, l'affaire fit long feu, on connait la suite...


© Fritz Behrendt.


En quatre décennies, les temps ont bien changé. La situation géopolitique n'a plus rien à voir. A tel point que les fondements mêmes de l'alliance Atlantique pourraient être complètement remis en question, si on le voulait vraiment.

Aujourd'hui, un homme bien-bien à droite (même s'il est souvent gauche dans ses actions et ses annonces), j'ai nommé, Monsieur de Nagy-Bocsa, le président de tous les Français, s'apprête à faire revenir la France dans le commandement militaire intégré de l'alliance. Face à quoi, le centre et la gauche lèvent leur bouclier (anti-atomique?). Qui a dit que l'histoire se répétait?

Il faut dire qu'à l'heure où un 26e militaire français vient de décéder en Afghanistan, on comprend que le rapprochement avec l'OTAN soit mal perçu dans l'Hexagone.

Mais il y a une partie de l'Hexagone où ce ressentiment est encore pire! L'OTAN réveille actuellement chez le peuple alsacien un sinistre souvenir.

En effet, avec le pochain sommet de l'alliance Atlantique qui va se tenir partiellement à Strasbourg, on découvre que l'OTAN rétablit l'ausweiss!


Tu trouveras ici copie du document reçu par les riverains pour se faire accréditer afin de pouvoir déambuler "librement" en "zone occupée"... Ca fait jaser! Notamment les restaurateurs qui, s'ils obtiennent leur laisser passer, ne peuvent en espérer autant pour leurs clients.
-"Eh non mon gars, tu repasseras pour la choucroute! Mais y'a un McDo pas loin, en "zone libre"!"
-"Ah, ben ça, heureusement qu'on a les Américains!"
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dimanche 1 février 2009

Méli-Méliès


Je viens d'aller voir l'expo fascinante que la cinémathèque française consacre à Georges Méliès : l'homme et son oeuvre. Et je n'en suis pas peu fier!
En effet, cette expo, démarrée en avril dernier, ne dure que jusqu'en juin prochain!

Je ne sais pas toi, mais je trouve incroyable la façon dont ma tendance naturelle à la procrastination est exacerbée avec ce genre d'expos qui restent à l'affiche pendant plus d'un an!

Ben oui, on aura toujours le temps d'y aller le week end suivant! Il y a toujours plus urgent à faire, à voir, on se dit qu'il n'y a pas le feu et qu'on pourra même y aller plusieurs fois si elle nous plaît vraiment.

Et en fin de compte, ben on la loupe, l'expo! Et je sais de quoi je parle, ça m'est déjà arrivé plusieurs fois!

Mais revenons-en à Méliès : le personnage est suffisamment incroyable pour qu'on s'y attarde. Qui c'est, Méliès, d'abord? Au départ, c'est un dessinateur, né en 1861. Il s'adonne ensuite à la caricature, puis à la prestidigitation.

Contemporain des Lumière (les frangins, pas les philosophes!) il est le témoin de l'essor que connaissent les techniques photo et ciné, ainsi que de l'industrie qui va avec.

Tandis qu'Auguste et Louis Lumière mettent en application leur cinématographe dans le cadre documentaire, Méliès, adepte du fantastique et du merveilleux, est le premier à envisager le spectacle cinématographique, en un mot : la fiction. Problème, les frangins refusent de vendre leur invention à Méliès.



La sortie des usines Lumière, à Lyon



L'arrivée du train en gare de La Ciotat


Les deux terribles frangins s'essaient néanmoins à la comédie, avec L'arroseur arrosé :




Mais Méliès n'en reste pas là et traverse la Manche pour s'équiper chez la concurrence britannique, gardant moins jalousement ses nouvelles techniques.

Dès lors commence une frénétique production. Si son premier film, Une partie de carte, pourrait tout à fait être tiré de la filmographie des frères Lumière, Méliès intègre la notion de spectacle et de fantasmagorie dès son deuxième opus, souci qui ne devra plus le quitter tout au long de sa carrière cinématograpghique.

En à peine seize années, ce sont plus de 500 films qui sont écrits, produits, réalisés par Méliès qui joue également dans la plupart de ses oeuvres. De son cerveau génial sortent, à ces occasions, les premiers effets spéciaux qui n'auront de cesse de se multiplier, de se perfectionner et de permettre à Méliès d'atteindre un impact visuel inatteignable lors de ses tours de magie réalisés en direct, sur scène, devant un public.

Trucages optiques, surimpressions de la pellicule, fondus enchaînés, arrêt de caméra sont autant de tours mis à profit pour susciter la surprise, l'émerveillement, l'interrogation... à une époque où le cinéma est encore muet et où le zoom et le travelling n'ont pas encore fait leur apparition!

Méliès est, de même, le premier à proposer des films colorisés ainsi que des oeuvres qui, sans être encore des longs métrages, commencent tout de même à afficher une durée respectable. Alors que les films tournés par les frères Lumière ne durent encore que quelques minutes, nombreuses sont les "histoires cinématographiques" du grand Georges flirtant avec les 10 minutes, et même 13 minutes pour Le voyage dans la Lune (260m de pellicule).








Non content d'être un génial inventeur, Méliès se révèle être un visionnaire, puisqu'il imagine, dès 1907, un tunnel sous la Manche. Les sous-marins et la conquête de la Lune, sortis tout droit de l'esprit de Jules Verne, sont autant de graines semées qui germent dans la serre-studio de Méliès, à Montreuil.





Malheureusement, comme souvent, les belles histoires ont une fin triste. En effet, Méliès accumule les dettes et est contraint d'abandonner le cinéma. Pour subsister, il devient marchand de jouets gare Montparnasse, et détruit tous les négatifs de ses films, faisant disparaître à jamais des trésors du cinéma français.

Quoi qu'il en soit, j'ai passé hier deux heures dans une atmosphère magique et fantastique où je t'encourage vivement à aller t'immerger, si tu en as l'occasion.
Mon seul regret au sujet de cette expo? Le nombre trop réduit de films sauvegardés et maintenus jusqu'à nos jours en état d'être présentés au public...

lundi 26 janvier 2009

L'éclate au Sénégal...


Il voulait aller s'éclater au Sénégal, il est mort.

Gérard Blanc, dont la moustache et le patronyme n'étaient pas sans rappeler son pas-frère Michel (vise un peu la tignasse! peuvent pas être de la même famille ces deux là!) s'est donc éteint à 61 ans.

Alors, bon, j'étais pas fan, hein, loin de là... Ce n'était, du reste, pas franchement de ma génération. De même que je ne considère pas la perte comme capitale pour le monde de la musique et encore moins pour celui de la chanson française.

Gérard Blanc était néanmoins à l'origine d'une expression apparaissant assez fréquemment dans mon vocabulaire "c'est (pas) l'éclate au Sénégal"...
D'où cette petite tribune sur mon blog, en terme d'hommage.

En parlant d'hommage, il est bien dommage, d'ailleurs, que le site "mulletsgalore" ait été mis en sommeil. Ce Panthéon des mèches, choucroutes et autres nuques aurait pu pérenniser la mémoire du chanteur des Martin Circus...

Pour ceux à qui ça ne dit rien, voilà ce titre phare :


Découvrez Martin Circus!


Et enfin, parce que ce blog se veut aussi distillateur de vraie musique (tout en respectant, pour une fois, l'esprit de Martin Circus!), en cliquant ici, tu gagnes à voyage à Istanbul (not Constantinople!)
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dimanche 25 janvier 2009

mercredi 31 décembre 2008

... et surtout la santé!


Eh bien nous y voilà, 2008 est achevée, épuisée, rétamée... Il n'en reste quasiment plus rien, elle hoquette dans un dernier sursaut avant d'expirer dans quelques heures.

Pourtant elle se croyait belle, jeune, forte, prête à relever le défi qui lui était lancé, espérant, de son empreinte, marquer un grand coup l'Histoire ... C'est un peu chose faite, me diras-tu, mais pas forcément dans le bon sens puisqu'elle a enfin fait prendre conscience à une grande majorité de terriens occidentaux que les choses doivent changer, et vont changer, de toute façon (bon gré, mal gré).

Après le choc pétrolier, un peu endormi ces derniers temps, mais loin d'être mort, ne sois pas naïf ; le temps de la crise est venu, rappelant à l'occidental moyen qu'il n'est pas à l'abri des difficultés pour survivre dans ce monde cruel qui va je ne sais où ; et qu'il le sera de moins en moins, à l'abri. Ben oui, c'est mathématique, fatal, inéluctable, emploie le terme que tu voudras... (qui a dit "enfoiré de pessimiste qui veut nous pourrir le réveillon"??). Et puis d'abord, je ne suis que fataliste.

Dans ce contexte, 2008 aura eu d'un cheveu le mérite de ne pas être l'année de la récession. Mais, point de triomphalisme, 2009 s'annonce déjà. L'oeil torve, un peu chétive et frileuse, presque sur la défensive, on la sent assez peu motivée l'année 2009... Et sans doute assez peu motivante. Et c'est pas Obama, en dépit du "Giant leap" que constitue son élection, qui va pouvoir initier le renouveau fantastique qu'attend la population mondiale au fond de son petit coeur meurtri. Barrack, il reste tributaire du contexte économique et social et n'est, mine de rien, pas (encore) président du monde et pas magicien non plus. Remarque, peut-être a-t-il des sorciers dans sa famille??



Tout ça pour dire qu'à baisser la garde, on risque d'avoir des surprises. Un peu comme tous les trucs qui ont augmenté quand on revient de vacances, l'été fini, tu vois le genre? Tel un oiseau de mauvaise augure, la gueule de bois nous guette les amis, histoire de commencer la nouvelle année en annonçant la couleur.




Alors, bon, tu me diras, carpe diem! Quitte à ne pas savoir comment les petits cochons nous mangeront (car ils nous mangeront!), autant profiter - encore - tant qu'on le peut, le temps d'un soir, pour solder une année que l'on quitte en sachant ce que l'on perd, tout en refusant de voir ce que l'on "gagne" à la place...

Allez, c'est pas tout ça, mais l'heure tourne... Va falloir aller préparer les canapés, pêcher le saumon et l'esturgeonne, trancher le foie du canard, faire pleurer la veuve Cliquot... (ou pas!)
Pour la consoler, et toi aussi j'espère, je te souhaite quand même une bonne année 2009, riche des trois principaux ingrédients : amour, gloire et beauté!!
En cadeau, un petit bond de 9 ans en arrière (comme le temps passe!) avec les Messages à caractère informatifs :




mercredi 24 décembre 2008

Last but not least !

HAPPY NAOUELLE TO YOU !!!!!

Il est pas joli mon sâpin? Avec la haie d'onneur d'anges qui jouent de la trompette et tout??
Je trouve que je fais les choses bien, quand même! Un joli sapin de blog comme ça, c'est pas tous les jours, hein?! C'est peut-être pour compenser le fait que je n'en mets pas chez moi. D'autant que je suis allé le chercher loin celui là! J'ai fait cette photo à New York l'an dernier, et jamais je pensais en faire un jour quelque chose! C'est bien les blogs, quand même. (Qui a dit "arrête de te la péter"??)
Bon, sinon, inutile de te dire que je suis très déçu pa la surprise du 24 décembre de mon calendrier de l'avent, qui aurait dû être la plus belle, la plus merveilleuse....

Ben en fait, tintin! Trois petits autocollants ridicules, tu parles! En fait, l'objectif du calendrier était surtout de faire patienter jusqu'au 24, mais pas de récompenser la patience avec la surprise du 24. Enfin, j'espère, sinon, c'est pas très réussi!

Bref, revenons à nos moutons, à notre âne, notre boeuf et au petit Jâsus! Demain c'est naouelle, ce qui fait que ce soir, c'est réveillon de naouelle. Après avoir expérimenté une ou deux fois le réveillon sans pratiquer la messe de minuit, je trouvais qu'il manquait quelque chose.... Je te l'ai déjà dit, je ne suis pas franchement une grenouille de bénitier, mais, la messe de minuit, ça ajoute quelque chose quand même. Je sais pas si c'est une histoire de se donner bonne conscience pour pouvoir ensuite baffrer comme un goret, en ouvrant des montagnes de cadeaux, mais je préfère quand même ne pas faire l'impasse sur la messe, même si c'est long (parce qu'on est impatient!) et qu'il ne fait pas toujours très chaud dans l'église (parce que c'est l'hiver et que la paroisse essaie de réduire ses dépenses, au vu de ses maigres ressources...)

Donc, si tu y vas, bonne messe, joyeux naouelle en famille (naouelle, c'est la famille), ou pas, une pensée pour tous ceux et celles qui vont travailler ce soir là : pompiers, personnel médical notamment, mais y'en a plein d'autres, bien entendu!

Quant à moi, je vais essayer de me soigner, quand même un peu (j'ai toujours la crève, sans surprise puisque je n'ai pas commencé à me soigner autrement qu'au grog et au doliprane...), et pis je vais me reposer aussi (après cette cadence bloguesque, faut bien!), passer du temps avec mes parents, remettre le nez dans mes bouquins (cool!), et puis aussi profiter du retour collectif au pays pour revoir un ou deux copains. Naouelle, c'est pas que la famille!

Etant loin d'internet (si si, c'est possible!), je ne bloguerai point, reprise prévue lundi 29!

Et un petit morceau qui met la joie au coeur pour les fêtes!




Découvrez Sufjan Stevens!

mardi 23 décembre 2008

Les cadeaux, c'est demain soir!


Décidémment, il est temps que j'en arrive au bout, de ce calendrier de l'avent!

Encore du houx, monsieur Cémoi a du mal à se renouveler!
Par conséquent moi aussi!

Que dire qui n'ait déjà été dit??
Je vais encore demander à Mister Gougueule!

Voilà ce qu'il m'apprend sur l'origine de la symbolique du houx :

Le houx doit ses lettres de noblesse aux services rendus à la Sainte Famille.
Afin d'échapper à la colère d'Hérode, prêt à faire massacrer tous les enfants mâles de moins de deux ans, pour être sûr d'en éliminer un seul, Jésus. Marie, Joseph et leur enfant furent contraints de fuir en Egypte.
Des miracles ont jalonné leur chemin. Sous une escorte de lions, de loups et de léopards, la famille pu avancer sans danger.
Pour les nourrir et les désaltérer le palmier se baissa leur offrant ses fruits, de ses racines jaillit une source.
Lorsque les soldats d'Hérode s'approchèrent dangeureusement, le houx, à son tour, a étendu ses branches pour cacher, mère, père et enfant.
En reconnaissance Marie le bénit en disant que le houx resterait toujours vert, un symbole d'immortalité.
Une légende raconte que la croix était en bois de houx, parce que parmi tous les arbres, seul le houx se laissa sacrifier. Les piquants le long des feuilles symbolisant la Passion et la couronne de houx de l'Avent et ses 4 bougies qu'on allume une à une les 4 dimanche de décembre, en préparation de l'avénement du Christ, nous rappellent les liens entre Noël et Pâcques.
Pour que l'année à venir soit profitable, il faut faire rentrer du houx à la maison à Noël.
Y'a un truc pas cohérent quand même... Un moment, le houx, il protège le petit Jâsus, et à un autre, il accepte de se sacrifier pour permettre de faire une croix sur laquelle le grand Jâsus va périr... Faudra m'expliquer...
Bon, voilà, c'était donc la minute culurelle du jour. C'est un peu le service minimum en ce moment, j'en conviens... Mais maintenant que ce calendrier touche à sa fin, je vais pouvoir à nouveau aborder des vrais sujets, très bientôt!
Comme c'est un peu la saison des chorales de naouelle (en tous cas chez nos amis Américains), je te mets les Pogues :

lundi 22 décembre 2008

Réveillon, J-2



22, v'la un renne!

Alors comme j'y connais rien, moi, en rennes (on peut pas tout savoir, j'suis désolé!), j'ai demandé un coup de main à Mister Gougueule:

Voilà ce qu'il m'apprend au sujet des rennes du père naouelle :

Il y a 8 rennes qui tirent le traîneau du Père Noël. Ils s'appellent : Tornade, Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon, Éclair et Tonnerre. Il y a aussi Rudolphe, le petit renne au nez rouge, qui arriva un peu plus tard. Il fût créé en 1939 par le poète Robert L. May dans un conte où le Père Noël doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu'il risque d'être en retard dans sa livraison de cadeaux. Dans cette histoire, il réussit à les distribuer grâce au nez lumineux de Rudolphe qui l'orientait dans la tempête.


Alors, bon, l'histoire de la bille lumineuse du renne, mouais... En termes de feux de navigation, ça fait un peu limite dans la nuit, surtout au milieu d'une tempête de neige...

M'enfin, si on prend ce biais là, on peut aussi remettre en cause un traineau volant avec un atelage de 8 rennes...

Je ne comprends quand même pas pourquoi ce renne chocolaté a une cloche au cou...

On dirait une vache de montagne... Et pour la culture/confiture, je te mets une photo de vache vosgienne (les Vosges, c'est encore en Lorraine, oui oui!), reconnaissable à sa ligne blanche sur le dos. Rien à voir avec la vache violette Milka! Et comme l'exception confirme la règle, celle-ci ne porte pas de cloche, comme tu peux le constater!





Bon, ça n'a rien à voir, mais pendant ce temps, Venise continue d'être doucettement engloutie par la lagune... Ne l'oublions pas! Spirit of the West, And if Venice is sinking.


dimanche 21 décembre 2008

Samedi dimanche


Bah! Eh, oui, c'est week end! En plus, je suis tout malade, j'ai le nez qu'on dirait une fontaine et la tête une enclume (en cours de martelage, celà va de soi!), alors je n'ai pas été très à cheval sur la régularité des billets...

Il faut dire que l'ouverture des cases du calendrier ne m'a pas non plus transporté d'inspiration, j'avoue...



Encore un puzzle!

C'est pour ça que je poste en retard, il m'a fallu le temps de le faire!



Heureusement que le résultat est à la hauteur des espérances, hein?! Tout ça pour devoir, une fois encore, vous mettre des bonhommes de neiges extraits de Calvin et Hobbes, franchement...

Bon, je sais bien qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses, (on a assez de messages de la part de l'INPES à ce sujet!) et j'étais même prêt à ne pas mettre de strips aujourd'hui, et puis après tout, zut! On n'a qu'une vie et puis de toute façon, toi comme moi, on va quand même sans doute abuser des bonnes choses dans les prochains jours, alors, pfff, au diable l'avarice! J'en mets un en coulers pour le coup! Ben oui, c'est fêtes!


On devrait emmener ce gamin voir un psy...

Et un extra, spécial dédicace pour Pyrrha-Na (joyeux naouelle!)

En tant qu'artiste, mon message continuera d'être transmis aux
générations futures bien après ma mort....

Je l'ai appelé Nu descendant un escalier

Et sinon, après la surprise d'hier, le chocolat du jour représente deux feuilles de houx....

Le houx, c'est un peu le sapin du pauvre...

Ca reste vert aussi en hiver, ça a aussi des boules colorées, sauf qu'on a pas à les ajouter, elle y sont d'emblée, comme ça c'est bien, ça va plus vite à décorer... Bon, alors ça sent aussi moins bon et ça pique plus, on est d'accord...

Le sapin du pauvre, j'ai dit! On peut pas tout avoir, non plus!

Bon, allez, je traîne pas trop, pasque déjà, ça m'inspire pas, et qu'avec le temps que m'a pris mon blog depuis le début du mois, j'ai pas encore eu l'occasion de poster ma lettre au père naouelle! Allez, hop hop hop, je file!

Ah, et pour ceux qui sont déjà en vacances : vous êtes des veinards, profitez-en, et montez le son!

Youth Group, Lillian Lies :



Découvrez Youth Group!

samedi 20 décembre 2008

vendredi 19 décembre...

... à la bourre! Ben oui, hier soir vendredi, je n'ai pas résisté aux sirènes d'une soirée entre copaings, alors j'ai pas eu le temps de bloguer...

Pas grave! Aujourd'hui est un autre jour et la terre continue de tourner!

Voyons ce que donne le calendrier :

Un oiseau... Mmmh bon, j'espère qu'il n'est pas de mauvaise augure en cette période de voeux...

Je vois pas bien le rapport avec naouelle, là, de but en blanc....

Ah si, tiens! J'imagine que bon nombre de personnes vont profiter de ce dernier week end avant le réveillon pour aller faire leurs achats.... Cohue (bohu!), piétinement, bousculades, files d'attentes... en essayant d'éviter les bombes (même sans détonateur) des grands magasins parisiens.... Alors ce piaf m'évoque l'autre, LA Piaf, quand elle causait de la foule....

En te souhaitant un bon courage si tu baguenaudes parmi elle!


jeudi 18 décembre 2008

La femme à la bûche...


La bûche de naouelle, avant d'être une institution culinaire, (glacée ou pâtissière? ou, alternative à laquelle j'ai droit tous les ans, car on me force à la faire à la maison : aux marrons*), c'était en fait une méga-bûche (en bois!) qu'on gardait pour la fin d'année. L'enjeu, c'était quelle soit assez grosse pour qu'en la mettant dans l'âtre à naouelle, elle puisse se consumer jusqu'au réveillon de nouvel an, soit pendant une semaine environ.

Enfin, ça, c'est la légende, pasqu'une bûche suffisamment grosse pour chauffer la maisonnée en plein hiver et pendant un semaine, moi j'appelle ça un stère! Et une bigbûche comme ça, ben j'en n'ai jamais vu!

* Le coup de la bûche aux marrons a tendance à m'énerver un peu. Il se trouve qu'une année, lors des préparatifs des festivités chez mes parents, bon gars, j'ai voulu rendre service.

- Moi : Qu'est-ce que je peux faire pour aider?

- Ma mère : ah ben tiens, t'as qu'à faire la bûche aux marrons, j'aurai pas le temps de m'en charger...

L'année d'après, re-belotte, pareil, le coup de la bûche aux marrons! Du coup, maintenant, à chaque fois, ma mère m'attend pour me laisser faire la bûche, comme si ça me faisait particulièrement plaisir!

Pis, lorsqu'on est invité quelque part et qu'on amène cette fameuse bûche comme participation aux agapes collectives, ma mère présente le dessert comme "la bûche de Fab-Fab". Tant et si bien que l'assistance doit croire que c'est chaque année moi qui insiste pour faire cette satanée bûche, et penser tout bas en me voyant arriver "ce con de Fab-Fab va encore nous gazer avec sa bûche"... Alors que moi, je la fais juste pour participer à l'effort de guerre et me donner bonne conscience, mais je couperais le pain où je mettrais la table que ça me ferait le même effet... C'est juste histoire de m'occuper les doigts, je suis pas un toqué de la bûche aux marrons!

Bob, si tu lis ce billet, j'espère que tu comprends ma détresse et que tu ne me jugeras pas trop sévèrement si, jeudi prochain, on arrive chez toi avec "la bûche aux marrons de Fab-Fab".... Faudrait que je la sabote volontairement un jour, peut -être que ma mère arrêterait de me demander de la faire...

Comme le titre de mon billet peut le laisser penser, le chocolat du jour m'évoque aussi et surtout la "femme à la bûche", la mystérieuse philosophe de la série Twin Peaks, de David Lynch.



Je n'ai pas trouvé de vidéo d'elle directement sur youtube pour l'inclure à ce billet, alors je te mets un petit lien vers un blog que je ne connais pas, mais où j'ai trouvé trois leçons de choses de la fameuse femme à la bûche. En VO, of course!

Et pour se quitter en t'incitant, je l'espère, à revisionner certains de ses films pendant les fêtes plutôt que de gober les affligeants bêtisiers télévisuels de fin d'année, voilà un petit Fred Astaire qui va bien : Accompagné de Ginger Rogers, il nous chante Cheek to cheek.

mercredi 17 décembre 2008

Pascal l'agneau...


Allez hop! Je te malmène un peu en bouleversant le formalisme de ma mise en page...

C'est moins Feng Shui, je trouve, mais si ça peut éviter la sclérose, je cours le risque!

Le chocolat, today, c'est un agneau, tu sais, comme ceux de la crèche. Mais si! Attends, regarde bien... bon, l'âne et le boeuf, vous vous poussez un peu, qu'on puisse voir le reste du bestiaire! Tiens, tu vois, au fond! Un peu blancs là...

Pasque dans l'histoire du petit Jâsus qui naît dans la mangeoire, y'a aussi plein de bergers qui ont accouru avec leurs moutons, forcément, guidés par une étoile (l'étoile du berger!), pour venir adorer l'enfant...

Ca me faisait marrer ce jargon de cathéchisme "adorer dieu" et tout le toutim... On se représente pas bien ce que ça signifie, "adorer", quand on est gamin. Et plus tard, quand on en prend mieux la mesure, on a tendance à trouver que le terme s'applique mieux à la crème chantilly, au chocolat, où à un film, un morceau de musique... qu'à dieu!

Ah non, réflexion faite, je crois que je confonds avec les mages, pour le coup de l'étoile.... Les bergers, ça doit être les anges qui les ont prévenus de la naissance de l'enfant... Mouais... Les anges... Bien sûr! Z'avaient encore trop picolé ces bergers! Faut dire, à force de passer son temps tout seul dans la campagne, avec pour seule compagnie un troupeau d'ovins odorants .... on les comprend, on passe le temps comme on le peut!

Mais c'est vrai que les stars de la crèche, (en dehors du p'tit Jésus) ça reste quand même l'âne et le boeuf... Le mouton, il est plutôt associé à Pâques... L'agneau Pascal qui s'appelle... Pascal ou Raoul, peut bien s'appeler comme il le veut, du moment qu'il finit en gigot dans mon assiette, je ne suis pas trop regardant.

Pour finir cette évocation animalière, un titre me semble tout désigné : Vas-y Stevie, fais chauffer la guitare!


Découvrez Stevie Ray Vaughan!

mardi 16 décembre 2008

P'tain à glace


J'aime pô le patin à glace....

Les patineurs sur glace sont toujours affublés de costumes grostesques et affichent tout aussi systématiquement une mine réjouie, manquant de la moindre once de naturel, tout au long de leur prestation glacière...

Ca doit faire partie de la notation : "le sourire n'était pas assez crispé, Fwance, -1 poïnt"
Je sais pas si tu as remarqué mais, même quand il découvrent leur note, qui les déçoit, forcément, les patineurs s'efforcent de garder leur air réjoui de pacotille... Ca m'agace!...

Celà dit, je les admire profondément. En silence, et du plus loin que je peux, mais sincèrement, je les admire. Tant qu'on ne me force pas à les regarder faire...

Non, pasque moi, les patins à glace, je t'en ai déjà touché deux mots, c'est clairement pas mon truc. Les patins tout court d'ailleurs. Tu me mets des roulettes en dessous que je fais pas plus le fier.

J'ai un sens de l'équilibre proche du néant, ma grande taille ne m'aide d'ailleurs pas spécialement... Et puis surtout, quand je tombe, c'est de plus haut!

La première fois que j'ai fait du patin à glace, j'étais en camp de ski, à Gérardmer. La patinoire était en plastique. Eh oui, il y a des patinoires en glace, d'autres en plastique. Y'en a moins, pasque ça glisse moins bien, mais pour les petites villes de province, c'est pratique, ça doit être moins cher à entretenir, et c'est beaucoup moins froid, accessoirement.
Face à mes appréhensions de novice, au moment de m'inscrire ou pas pour la sortie patinoire, mes copains m'avaient dit "allez, viens, t'en fais pas, on te montrera comment faire, c'est pas sorcier" Confiant, je m'étais inscrit. Sitôt sur la glace, tout ce petit monde était alors parti virevolter, oubliant les belles promesses... Je restai alors comme deux ronds de flan, à essayer tant bien que mal d'avancer.... simplement d'avacer. En vain.

On m'avait dit aussi qu'il fallait faire gaffe en cas de chute, car si d'autres patineurs me passaient sur les doigts, je pouvais y laisser mes précieux appendices...
Tout pour me mettre bien en confiance en somme.
Puis il y eut la chute qui vint s'ajouter à la désillusion. Alliée à l'absence de plaisir, c'en était trop. Je devais me promettre, en sortant de la patinoire, de n'y plus jamais revenir...

Et j'ai bien failli m'y tenir! Jusqu'à l'échange franco-allemand en 1ère... Une semaine passée à Stuttgart, avec les correspondants qui nous organisaient plein de sorties, dont une, bien entendu, à la patinoire. Impossible de refuser. Même appréhension, mêmes confidences aux copains, et même promesses.... Et puis, là c'était une patinoire en glace, on allait voir ce qu'on allait voir!

Et puis finalement, la même désillusion aussi, à laquelle s'ajouta une chute dont la réception, en plus d'être beaucoup plus froide qu'à Gérardmer, fut aussi plus violente, paume des mains à angle droit avec l'avant-bras et une méchante douleur dans toute cette partie, pourtant bien utile, de mon membre supérieur droit.
J'ai testé le service de radiologie d'un hôpital germanique. J'ai eu un gros bandage avec des compresses de synthol.... Et je me suis promis, mais alors promis, qu'on ne m'y reprendrait plus....

Au delà des patinoires, y'a un autre domaine où je brille par mon absence de capacités, c'est l'altitude! J'ai un de ces vertiges, je te raconte pas. Un parcours du combattant comme celui là, même dans mes cauchemars, je l'avais jamais imaginé (thanks pour le lien, Dan!):



C'est un sentier à flanc de falaise dans le parc naturel des "Los Ardales"
près de Malaga dans le sud de l'Espagne. Ce "caminito del rey" réalisé en
1901 pour les besoins de la construction d'un barrage fait à peine 1m de
large et surplombe le vide de plusieurs centaines de mètres par endroit. Ce
camino est tombé dans l'oubli depuis ce temps et tombe en lambeaux. Il est
cependant devenu le lieu des adeptes du vertige mais à leurs risques et
périls.

4 intrépides y ont laissé leur vie en 1999/2000.
La vidéo qui vous est offerte prise par un équilibriste professionnel
agrémentée d'une musique adéquate nécessite de bien s'accrocher à son siège
pour que vous puissiez en .....revenir et qui sait en faire un jour la
promenade.

lundi 15 décembre 2008

Surprise surprise

Comme le 5 et comme le 10, aujourd'hui 15 décembre, c'est une suprise qui surgit du calendrier, et non un chocolat.

Je ne sais pas comment s'appelle ce truc, mais je peux te dire que c'est inphotographiable, en tous cas!


C'est une espèce de pastille qui montre deux images différentes, selon qu'on la regarde sous un angle ou sous l'autre...

Le truc qui sert à rien en somme... Qu'est-ce que je vais faire de ça, moi, maintenant?

....

Ah, voilà, "Image lenticulaire", ça s'appelle... Et pour le détail expliqué, c'est ici.

A ne pas confondre avec les altocumulus lenticulaires, nuages en forme de lentilles qui sont jôlis et que l'on peut, sous certaines conditions, observer en montagne. Je te mets quelques images :




Bon, ben au moins, on aura appris un truc aujourd'hui, non?

L'extrait musical du jour, c'est My morning jacket : I'm amazed




Derrick est mort, vive Le Renard!


Hé oui, ça devait arriver.... (non non, ça n'était pas encore fait!)

A force d'être le bon parti idéal de la septuagénaire hospicisée, il fallait bien qu'Horst Tappert tire un jour sa révérence...

Car oui, le plus célèbre des acteurs germaniques a cassé sa pipe à l'âge de 85 ans, quand même! (désolé pour le lien vers Voici, on a les références qu'on peut!). Qui a dit qu'on ne faisait pas de vieux os dans la police? Comment ça il n'était pas flic? Bien sûr que si! Vous dites? Comédien? Nooooooooon!!!!!!!!!!!!
Ben en fait si, on aurait presque tendance à l'oublier.

Enfin, bref, l'inspecteur Derrick n'est plus, mais il serait naïf de croire que, pour autant, il va disparaître des écrans d'après midi sur le service public (ce n'est pas une pub, non plus!).

Hé pourtant il y a du beau monde qui pousse au portillon de la série policière!

Va savoir pourquoi, elles semblent toutes passablement allemandes ces séries : Le Renard, Siska, Rex, Un cas pour deux...


Comme Siska est encore un peu jeune pour bénéficier de la réputation de nouveau meilleur flic d'Europe (ainsi que des faveur des grand-mères), et que Rex n'est qu'un... chien (jusqu'à preuve du contraire...), le premier dauphin semblant prêt à occuper la place encore chaude laissée vacante par feu Derrick, c'est Le Renard (der fuchs, auf deutsch).

Longue vie, donc au Renard et à sa belle moustache. Quant à Horst Tappert, je n'ajouterai qu'une chose : Salut l'artiste!

dimanche 14 décembre 2008

Naouelle : réveillon J-10



Oui, bon, c'est vraiment pasque je savais pas quoi mettre dans le titre...

N'allez pas croire que je décompte, non pas!

Mais comme c'est un paquet cadeau que le calendrier a pondu aujourd'hui, je voulais rester dans la thématique.

C'est un peu l'"archétype du cadeau", ce cadeau : belle boîte cubique, avec un joli noeud qu'on imagine aisément de couleur rouge...

Ca me fait penser au schtroumpf farceur tiens!



C'est marrant, je me suis toujours étonné de la capacité d'oubli qu'avaient les Schtroumpfs. Comment pouvaient-ils, à chaque fois que le Schtroumpf farceur leur offrait un cadeau, se faire avoir de la sorte?
Rien que leur "Oh, merci Schtroumpf farceur!" aurait dû leur mettre la puce à l'oreille! Schtroumpf FARCEUR, qu'il s'appelle! Nan, mais c'est vrai quand même, à la fin. Même pas, que ça leur effleurait l'esprit, l'espect piégé du cadeau! (comment ça, ma phrase, qu'elle est pas française??) ;-)

Non, tu as raison, ma syntaxe laisse à désirer et moi, je me laisse aller... Ca doit être le besoin de vacances...

Enfin, bref, j'en déduis que, soit les Schtroumps sont débiles (et vu leur petite taille, c'est vrai qu'on pourrait les qualifier de "cervelles d'oiseaux"), soit ils sont masos.

Toujours est il que je me demandais bien comment il les préparait, ses cadeaux piégés, le Sctroumpf farceur. Parce que, je ne sais pas si tu as remarqué, mais dans tous les albums où il intervient, il n'y a jamais un accident : jamais d'erreur de dosage, jamais tromperie sur la qualité de la poudre utilisée... En résumé, le pétard marche à chaque fois, ce sans emporter la tête du Schtroumpf piégé, ce qui, décidémment, dans un album (a priori) pour enfants, ne serait pas acceptable.

Sinon, pour quand même finir sur une note "culturelle", Peyo, l'auteur des Schtroumpfs (Pierre Culliford de son vrai nom), ben il est mort un 24 décembre! En 1992. J'avais 9 ans, et je m'en souviens parfaitement... J'ai réalisé alors qu'il n'y aurait plus jamais d'aventures des petits hommes bleus que, rétrospectivement, je préférais suivre en dessins-animés à la télé plutôt qu'en albums de BD....

Allez, séparons nous en musique, tiens, histoire de rester amis!


Découvrez MiLK & Fruit Juice!

samedi 13 décembre 2008

13 à la douzaine


Ah non alors! Je crois que je vais écrire à Monsieur Disney, pour demander réparation!

C'est la deuxième fois que j'ai un doublon chocolaté! Après le bonhomme de neige de l'autre jour, revoilà à présent ce fichu soulier!... Le même que le 2 décembre.


En plus les souliers, c'est has been! C'était bien à l'époque où le père naouelle il apportait une orange, un sucre d'orge ou un pain d'épices...


Maintenant, comment tu la fais rentrer, la boîte de la playstation 3, dans le soulier magique? Hein? ben oui quand même!


Et pis moi en guise de souliers, j'utilise des espadrilles, alors niveau capacité de remplissage, excuse moi, mais c'est pas l'pied!
Et pour finir, un message de la collectivité des tongs (par l'intermédiaire de Les Nuls) :